Semer, cultiver et veiller sur ses plants : c’est le quotidien des locataires des jardins ouvriers – les Pâquis – de Chaligny. Un travail de longue haleine, souvent fatigant. Mais en récompense, des récoltes de légumes goûteux, souvent partagées entre voisins et amis.

Malheureusement, cette passion est sabotée par des vols qui se reproduisent d’année en année. Samedi dernier, mauvaise surprise pour plusieurs jardiniers : en arrivant sur leurs parcelles, ils ont découvert des plantations piétinées. Potirons, tomates et autres courges avaient disparu, cueillis de nuit par des individus peu scrupuleux.

« C’est très décevant. On passe des heures à entretenir nos parcelles, et on se fait voler. Juste avant la récolte ! » confie l’une des victimes, qui a porté plainte auprès de la gendarmerie.

Ces agissements poussent les jardiniers à transformer le paysage des Pâquis. Jadis ouverts, ces espaces se retrouvent désormais entourés de grillages. Une tentative de protection qui, comme le montre ce récent épisode, n’est pas toujours efficace.

« De tels actes m’indignent », réagit André Bagard, le maire de Chaligny. Il regrette que de tels actes nuisent au plaisir de cultiver et au sentiment de communauté qui règne dans ces jardins. Des incivilités qui laissent un goût amer dans les potagers communaux.