Lors d’une réunion avec la presse dédiée à la rentrée scolaire (Var-matin du 27/8), le maire de La Seyne est revenu sur le dossier des écoles vétustes du centre-ville Mabily (maternelle) et Verne (élémentaire), dont un projet prévoyait de les regrouper au sein d’un nouvel établissement, construit sur l’ancien site de la mairie sociale et de l’Espace Raybaud aujourd’hui démolis, rue Ernest-Renan, à l’angle du boulevard du 4-Septembre.
Mais fin juillet, la Ville a annoncé devoir réétudier ce projet (Var-matin du 29/7), du fait d’un surcoût de cette opération, mais aussi de la baisse régulière du nombre d’élèves. « Même si nous en avions les moyens l’an prochain, ne serait-il pas plus judicieux d’injecter ces millions dans l’ensemble des écoles à réhabiliter, plutôt que dans la construction d’une seule, dont la nécessité n’est peut-être pas absolue, et qui risque d’être sous-exploitée dans les années à venir? », s’interrogeait encore l’élu il y a quelques jours.
« De taille équivalente à celui de Six-Fours »
Si, par ailleurs, il donne toujours du crédit à l’idée de créer du stationnement sur le site de la mairie sociale (malgré la désapprobation d’une partie de l’opposition), il précise qu’il s’agira là d’une « vocation temporaire, facile et rapide à mettre en place, au bénéfice de la fréquentation du centre-ville ». En attendant, aussi, de savoir si le projet de groupe scolaire sera abandonné ou pas (cette décision dépendant, notamment, des conclusions d’une étude à venir sur l’évolution de la population scolaire).
Le cas échéant, un autre « début de réflexion », tempère M. Minniti, a fait son chemin à la mairie après l’annonce d’un parking: « Dans la ville, tout le monde réclame à cor et à cri un cinéma. Pourquoi ne pas en faire un ici? Il y a la place pour en construire un de taille équivalente à celui de Six-Fours, avec quelques places de stationnement. Il serait proche du centre-ville de La Seyne, on peut imaginer que ça génère un afflux. Ce pourrait être une bonne solution pour réanimer le cœur de ville, tout en vendant le terrain et en encaissant de l’argent. »
« C’est juste une idée », insiste le maire de La Seyne, qui rappelle aussi qu’un tel projet ne verra pas le jour avant au moins deux ans une fois lancé, procédures obligent. Et une idée, sait-il aussi très bien, qui ne manquera de susciter quelques nouvelles réactions… « C’est très bien, ça aura valeur de sondage », sourit-il.
Verne et Mabily: « Actuellement, ça fonctionne »
Concernant l’école élémentaire Jules-Verne, Joseph Minniti a déclaré: « Elle a évidemment besoin d’un grand lifting, mais elle fonctionne. Et 60.000 euros de travaux y ont été investis cet été: gros coup de peinture (plafonds, couloirs…), ventilateurs aux plafonds, éclairage Led, sanitaires… Je pense que si nous continuons à investir comme cela à Verne, je ne suis pas certain qu’il soit besoin de la déplacer. Si nous avions l’argent, je ne tiendrais pas le même discours, mais la réalité est là. Nous n’avons pas l’ombre du premier centime pour construire une nouvelle école; et comme, pour bénéficier de subventions, il faut lancer les travaux… Bref, c’est le serpent qui se mord la queue. »
Aménager une cantine à Jules-Verne?
Quant aux trois classes de la maternelle Mabily, dont l’état a nécessité, il y a quatre ans maintenant, de délocaliser les élèves à l’école Derrida (derrière le commissariat), le maire de La Seyne estime que « ça ne se passe pas trop mal comme ça ».
À part une chose: « Il reste un problème à régler, celui de la restauration des écoliers de Jules-Verne », souligne-t-il. Aujourd’hui, les élèves sont contraints de prendre le bus à l’heure du déjeuner. Mais une piste est à l’étude: « Aménager en cantine deux salles de classe inutilisées, mais qui induit de gérer l’aspect sanitaire et réglementaire pour l’acheminement des repas chauds depuis la cuisine centrale… »
Une solution actée « dans le courant de cette année » est selon lui envisageable.