Candidat aux élections municipales 2026 à Grenoble, l’avocat Hervé Gerbi espère rassembler les « modérés » face à ceux qui seront dans une « course à la radicalité. » Il présente les quatre piliers qui seront au cœur de sa campagne.

Hervé Gerbi, chef de file du parti Horizons pour les élections municipales 2026 à Grenoble, tend la main aux personnalités, politiques ou non, qui pourraient se retrouver dans son projet pour la mairie de Grenoble en mars prochain.

Quatre piliers pour un contrat de rassemblement

L’avocat grenoblois, qui s’est déclaré très rapidement candidat, veut rassembler « tous les modérés à Grenoble ». Pour cela, il dégaine un « contrat de rassemblement » qui sera distribué dans les boîtes aux lettres des habitants prochainement et également disponible en ligne. On pourra y lire les quatre piliers qui vont animer sa campagne jusqu’en mars 2026.

Voilà ce qu’il met en avant : la proximité, la sécurité et la qualité de vie pour « faire de Grenoble une ville durable et vivable. Avoir accès à tous les services dans tous les quartiers », explique l’intéressé.

Ensuite, les transitions utiles et inclusives : « La mobilité ne doit plus être vue comme un facteur de tensions mais comme un levier de liberté. Il faut une coopération avec la métropole et non pas une confrontation. Il n’y aura pas non plus de renoncement concernant l’écologie. »

Puis, l’éducation, la culture et la citoyenneté : « Personne ne doit se sentir assigné à ses origines ou à sa condition. C’est un vrai challenge à Grenoble. Il faut aussi développer la participation citoyenne. Les Grenoblois seront associés aux choix. »

Enfin, l’éthique, la responsabilité et la transparence : « Il faut assumer une gestion rigoureuse et juste, notamment sur les décisions budgétaires. Chaque euro dépensé doit être un euro investi utilement. C’est une question de respect pour le contribuable. »

Hervé Gerbi, chef de file du parti Horizons pour les municipales 2026 à Grenoble. Hervé Gerbi, chef de file du parti Horizons pour les municipales 2026 à Grenoble. © Radio France – Julien BalidasRassembler « tous ceux qui s’opposent à la radicalité, qu’elle soit douce ou sévère »

À travers ce programme, Hervé Gerbi veut rassembler « tous ceux qui s’opposent à la radicalité, qu’elle soit douce ou sévère comme on nous la propose. Nous voyons une ligne de démarcation à Grenoble : ceux qui vont aller crescendo dans la radicalité. Et puis celles et ceux qui vont s’opposer pour venir parler aux Grenoblois de leur quotidien. Il faut ramener cette question d’une ville vivable durablement pour tous. Tout ça s’oppose à la radicalité. Les Grenoblois ont besoin de lien. Ce lien, il faut continuer à le construire. Moi je ne suis pas dans la radicalité, je suis dans la recherche du lien permanent et de l’apaisement. C’est-à-dire avoir un projet qui puisse parler à tous les Grenoblois. »

« Être en capacité de tout mener de front »

Lorsque l’on demande à Hervé Gerbi si ce dernier a une priorité pour Grenoble, il explique qu’il faudra « être en capacité de tout mener de front. Un projet, c’est un projet global. Les Grenoblois ont besoin que l’on réponde à plusieurs attentes en même temps. Évidemment, il y a des questions relatives à la sécurité et à la santé qui sont assez prégnantes mais on doit aussi amener des réponses lorsqu’il s’agit de culture, d’économie. »

La place du vélo

Et sur le bilan du maire actuel, Éric Piolle ? « Dans sa dernière lettre, il a dit qu’il avait fait la révolution du vélo à Grenoble. Il a raison. Sauf qu’il a laissé sur le bord de la route un certains nombres de Grenoblois et de Grenobloises. Pour réussir cette révolution du vélo, il faut une révolution qui n’exclut personne. Le bon sens, c’est de mettre en œuvre tout ce qui va relier et pas tout ce qui sépare. On voit aujourd’hui qu’il y a des oppositions qui se font et qui n’ont pas lieu d’être. Il y a de la place pour tout le monde à Grenoble. »