Deux écoliers d’une école catholique ont été tués dans l’attaque de Robin Westman, 23 ans. Des «centaines de pages» ont été retrouvées par les enquêteurs où était exprimée «sa haine envers tous les groupes (…), les personnes noires (…), les Mexicains (…), les chrétiens (…), les juifs».
L’auteur de l’attaque contre une église de Minneapolis était «obsédé» par l’idée de «tuer des enfants», ont déclaré jeudi les autorités, qui continuent d’enquêter sur le mobile de la tuerie. Selon le dernier bilan, deux enfants ont été tués par balles et 18 personnes blessées, dont 15 enfants, dans cette attaque ayant visé mercredi une église attenante à une école catholique dans cette ville du nord des États-Unis. Des dizaines d’écoliers y assistaient à une messe, deux jours après la rentrée des classes.
Si le mobile de l’attaque reste à déterminer, cette personne «voulait, plus que tout, tuer des enfants» et était «obsédée» par cela, a déclaré à la presse Joe Thompson, le procureur de l’État du Minnesota. Elle s’est suicidée sur place. Robin Westman, 23 ans, qui avait fréquenté l’école comme élève, a écrit des «centaines de pages» retrouvées par les enquêteurs où était exprimée «sa haine envers tous les groupes (…), les personnes noires (…), les Mexicains (…), les chrétiens (…), les juifs», a dit Joe Thompson.
Un message appelant à tuer le président Donald Trump a également été retrouvé. «Le tireur idolâtrait certains des meurtriers les plus tristement célèbres de l’histoire de notre pays» et d’ailleurs, a-t-il ajouté.
«Haine anticatholiques»
La police fédérale américaine, le FBI, a ouvert une enquête pour «acte de terrorisme intérieur» et «crime motivé par la haine anticatholiques». Selon la police, Robin Westman était «né sous le nom de Robert Westman». Des documents judiciaires de 2019-2020, consultés par l’AFP, font état d’un changement de prénom, de Robert à Robin, de cette personne née de sexe masculin mais s’identifiant comme une femme.
Avec plus d’armes à feu en circulation que d’habitants, les États-Unis affichent le taux de mortalité par armes le plus élevé de tous les pays développés. Cette année, au moins 287 tueries ayant fait au moins quatre morts ou blessés, ont eu lieu aux États-Unis, selon l’ONG Gun Violence Archive.