La Russie a lancé dans la nuit de vendredi à samedi une attaque « massive » sur la région ukrainienne de Dnipropetrovsk, où Kiev a reconnu pour la première fois cette semaine une percée de l’armée russe, a indiqué le gouverneur régional.
« Il y a des explosions. Des frappes ont eu lieu à Dnipro et Pavlograd », deux villes importantes de cette région du centre-est, a déclaré sur Telegram Serguiï Lyssak, appelant les habitants à rester à l’abri.
L’armée de l’air ukrainienne avait auparavant mis en garde sur un missile de croisière se dirigeant vers la zone.
Plus au sud, le gouverneur de la région de Zaporijjia Ivan Fedorov a également fait état d’explosions et a publié sur Telegram une photo d’une maison en feu dans la capitale régionale ainsi que de coupures de courant.
« Les Russes ont frappé la ville avec au moins trois drones », a-t-il précisé.
Mardi, l’Ukraine a pour la première fois reconnu que les soldats russes avaient pénétré dans sa région de Dnipropetrovsk, où Moscou avait revendiqué de son côté des avancées dès le mois de juillet.
L’armée russe contrôle actuellement environ 20% du territoire ukrainien.
Le Kremlin exige que l’Ukraine se retire de certains territoires qu’elle continue de contrôler partiellement, notamment de la région de Donetsk, en tant que condition préalable à l’arrêt des hostilités. Kiev rejette cette idée.
La région de Dnipropetrovsk ne fait pas partie des cinq régions ukrainiennes dont Moscou revendique l’annexion, à savoir celles de Donetsk, Kherson, Lougansk, Zaporijjia et la Crimée.
Avec AFP