Depuis les premières alertes lancées par Le Télégramme en juin, la situation ne cesse de se dégrader place Sainte-Anne, dans le centre historique de Rennes. Ce qui ressemblait à un simple affaissement localisé commence sérieusement à s’apparenter à un fiasco technique.

En cette fin août, une nouvelle détérioration a été relevée sur les marches menant au centre des congrès, juste en face du couvent des Jacobins (voir nos photos). Les grilles de drainage sont une fois de plus déchaussées, sur près de trois mètres. Mais ce n’est pas tout ! Le granit montre des signes de faiblesse et les pierres se descellent, et ce sous la risée des habitués des cafés du lieu. « Il y a déjà eu des retards dans la construction du  métro ! », ironisait l’un d’eux, accoudé au comptoir d’un zinc.

Livrée en 2022, après huit ans de travaux liés à la ligne B, la place Sainte-Anne a coûté près de 7 millions d’euros. Trois ans plus tard, elle donne déjà des preuves d’usure inquiétante. Mais pour l’instant, la réponse municipale semble se résumer à poser des plaques métalliques et des barrières de chantier en guise de rustines.

D’après nos confrères (Ouest, Le Télégramme), la situation serait « sous observation ». Il serait toutefois prévu des « ajustements » à venir pour « renforcer la sécurisation ». Officiellement, « une expertise est en cours » pour comprendre les causes de ces désordres. Rien ne permet cependant d’établir un lien direct avec le métro et le passage du tunnelier Elaine sous la place.  En 2016, un commerce (Noz) s’était partiellement effondré rue de Saint-Malo, et l’oratoire de l’église avait vu ses murs fissurés. On « n’ose » pas ajouter que les kiosques (situés à proximité) sont toujours dans un sale état… et inoccupés !