Si la Formule 1 reprend du service ce week-end à Zandvoort, la réglementation 2026, elle, ne se fait pas oublier. La FIA a dévoilé de nouvelles règles portant sur la gestion d’énergie des voitures, à adapter selon les circuits. Faisons le point.

La FIA travaille actuellement sur de nouvelles règles qui concerneront la gestion d’énergie pour les monoplaces en 2026. En effet, avec la nouvelle réglementation, les F1 pourront dépasser les 1000 chevaux à pleine puissance. Et si la totalité de la puissance électrique est autorisée à être déployée, cela pourrait devenir trop dangereux en fonction des circuits. Les règles seront donc à adapter selon les tracés et leurs caractéristiques

Des règles en constante évolution

Ainsi, la gestion de l’énergie doit être régulée. Il en va de même pour la recharge des batteries, qui devra être limitée si l’on veut éviter que les monoplaces perdent trop de vitesses d’un seul coup. Il est donc nécessaire que la réduction de la puissance se fasse de manière progressive, afin d’éviter de trop grandes différences, pouvant, là aussi, rapidement devenir dangereuses. Nikolas Tombazis affirme par ailleurs qu’ils veilleront “à ce que les voitures ne ralentissent pas soudainement dans les lignes droites”.

Ces dites règles sont en train d’être établies et sont en constante évolution, selon ce que les équipes et leurs pilotes rapportent à la FIA, grâce aux simulateurs notamment. Tombazis évoque en effet la situation: « Nous n’avons pas encore défini les règles. Elles sont adaptées étape par étape en fonction de l’expérience que les équipes font et nous rendent compte”. Pour le moment, deux circuits semblent se détacher et ne pas pouvoir autoriser la pleine puissance: Singapour et Monaco. Les équipes se verront ainsi imposer un mode “Rev1”, mode de performance réduite, lorsqu’elles se rendront sur ces tracés urbains. En effet, comme mis en garde par Toto Wolff, les monoplaces pourraient atteindre les 400km/h. Elles pourraient atteindre 350 km/h dans le tunnel à Monaco si les pilotes étaient autorisés à utiliser la totalité de la puissance, quand “jusqu’à présent, elles n’étaient « que » d’environ 290 km/h”. Imaginez donc la réactivité qu’il faudrait avoir si une monoplace devait être évitée à l’intérieur du tunnel, à l’image d’Isack Hadjar en 2024. Les 22 autres circuits du calendrier 2026 semblent pour le moment être aptes à voir déployer toute la puissance des nouveaux moteurs.

Le nouveau boost

La FIA évoque également l’aide au dépassement qui remplacera le DRS (Drag Reduction System) dès 2026. Ce mode, appelé “override”, offrira un boost électrique, à condition d’être à moins d’une seconde derrière la monoplace qui nous précède au point de détection. Là encore, les 24 circuits auront, pour ce mode, un point différent d’activation. On sait pour le moment par exemple qu’à Spa-Francorchamps ce sera la ligne droite de départ, tandis que la zone d’activation se fera en sortie du virage 13 à Interlagos. Même si ce mode présente des similitudes avec le DRS que l’on connaît, Tombazis l’assure, il y a aussi des différences.

Bien que certaines règles soient encore en construction pour la nouvelle réglementation à venir, la saison 2025 reprend son cours au Grand Prix des Pays-Bas. Accompagnée par la F1 Academy, la Formule 1 pourrait bien avoir un week-end pluvieux. Vous pourrez assister aux qualifications cet après-midi, dès 15 heures et à la première course des pilotes féminines à 17 heures.