Il y a un mois et demi, Thierry Ardisson s’éteignait à l’âge de 76 ans. Son épouse Audrey Crespo-Mara, s’est longuement confiée au Parisien sur la maladie et sur le documentaire « La Face cachée de l’homme en noir », diffusé deux jours après sa mort.

« À partir du moment où il a décidé de parler de la maladie, il a voulu ne rien cacher, montrer concrètement ce qu’était de vivre avec un cancer. Et rendre hommage au dévouement des soignants. Cela comptait beaucoup pour lui d’être soigné à l’hôpital public, à la Pitié-Salpêtrière à Paris », explique la journaliste.

Thierry Ardisson a pu visionner le documentaire, quelques jours avant son décès. « Il était bouleversé. Le film aurait dû être diffusé en cette rentrée. Jamais je n’aurais imaginé qu’il soit posthume, confie-t-elle. En juillet, quand son état s’est aggravé, on a évoqué ensemble la possibilité d’une diffusion plus rapide. Il l’a souhaitée. TF1 me l’a proposée quand il est parti et j’ai accepté car c’était mon hommage à l’homme que j’aime. »

Une « vague d’amour » du public

« Après les obsèques, j’avais deux choix : me morfondre chez moi ou faire en sorte que Thierry continue d’être fier de moi. Jusqu’à la fin, il a été si courageux et si digne, que ça m’obligeait », poursuit-elle.

Soulignant le soutien des patrons de TF1, Audrey Crespo-Mara explique aussi avoir reçu « des centaines de courriers et des milliers de messages sur les réseaux sociaux », une « vague d’amour » qui l’a aidée à traverser cette épreuve.