RÉCIT – Nombre d’habitants ayant perdu leur logement dans les combats sont désormais les laissés-pour-compte du «nouveau Marioupol» vanté par Vladimir Poutine, alors que la reconstruction, à peine commencée, tourne déjà au ralenti.

Un gamin joue devant une boutique Alionka, la célèbre marque de chocolat russe à l’égérie reconnaissable entre mille : le visage poupin d’une très jeune fillette, vêtu d’un foulard à fleurs. Célèbre en Russie depuis l’époque soviétique, le visuel a été apposé en grand sur la devanture du magasin. Un signe parmi d’autres de la mue russe de Marioupol, prise par les troupes de Vladimir Poutine à l’Ukraine. C’était en avril 2022, au prix d’un déluge de feu qui a ravagé puis concassé la ville pendant 85 jours de siège.

Aucune trace toutefois de ces combats là où nous nous trouvons, en ce jour de printemps où le doux climat du sud ukrainien fait déjà des merveilles. Le nouveau « micro-quartier Nevski », construit dans une zone périphérique de la ville, aligne désormais les immeubles d’habitation tout neufs – au goût esthétique assez douteux, rappelant des « Tetris » blancs et verts. C’est là où a été relogée une partie de la population dont le logement a été détruit. Marina, une…

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Le Figaro

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