Après l’électro, le rap investit à son tour le Parc des expositions. Du vendredi 5 au samedi 6 septembre, le festival Hypnotize débarque pour sa première édition à Bordeaux, mettant à l’honneur le hip-hop dans sa globalité. Le groupe Fever, également organisateur de l’Initial festival, a choisi les villes de Lyon et Bordeaux pour imposer son nouveau festival de rap dans le paysage musical français. L’édition lyonnaise avait rassemblé plus de 20 000 festivaliers en juin dernier et promet d’en réunir autant à Bordeaux.
De grands noms du rap sont attendus dans la capitale girondine comme Booba, patron autoproclamé du rap en France, SCH, l’un des rappeurs marseillais les plus appréciés du moment, ou Vald, premier rappeur français à dépasser un milliard d’écoutes cumulés sur la plateforme Spotify.
Derrière ces trois cadors, d’autres artistes en pleine ascension assureront le show devant des milliers de festivaliers, comme Maureen, ambassadrice de la « Shatta », un style musical né en Martinique et dérivé du dancehall jamaïcain, qui fait danser toute une nouvelle génération sur des rythmes percutants, ou encore Favé, espoir du rap français devenu viral sur TikTok en 2022 avec son titre « Urus ». Il incarne la nouvelle génération du « drill », un genre de rap avec des rythmes saccadés, plutôt rapide et des basses puissantes.
Boombox géante et breakdance
Qui dit Bordeaux dit évidemment artistes bordelais. L’organisation a voulu mettre en avant ces talents locaux moins connus de la scène nationale comme Aupinard, mélange subtil de rap, RnB et bossa-nova, ou encore le Franco-Marocain Maydo et ses influences méditerranéennes.
« Alors que le rap est aujourd’hui souvent séparé des autres arts du hip-hop, l’idée était de les rassembler dans le même univers »
Au-delà d’une programmation pouvant séduire plusieurs générations (de Booba à Favé), le festival mise sur une scénographie imposante des deux scènes extérieures, transformant la principale en « boombox » géante (grand radio cassette), avec des écrans et un mapping laser. « Il y a peu de festivals de rap et même généralistes qui font des scènes aussi impressionnantes », promet Olivier Maligorne, directeur artistique de Hypnotize.
Une battle de breakdance lors de l’édition lyonnaise de l’Hypnotize, en juin dernier.
Hypnotize@BISBEOODSC
Entre chaque concert, des animations tiendront les spectateurs en haleine : freestyle et battle de rap, breakdance avec les meilleurs danseurs français ou encore graffiti (avec l’artiste bordelais Zarb Fullcolor). « Alors que le rap est aujourd’hui souvent séparé des autres arts du hip-hop, l’idée était de les rassembler dans le même univers », explique Olivier Maligorne. D’où le nom de « Hypnotize », tiré d’une musique culte du rappeur américain Notorious B.I.G., « symbole du rap dans son entièreté ».
Plus de femmes
À Lyon, le concept a déjà séduit pour sa première année, notamment auprès du jeune public, grand consommateur de rap. « On a eu une beaucoup de 18-25 ans et de 25-34 ans. C’était aussi très féminin, avec 60 % de femmes contre 40 % d’hommes, ce qui est assez inhabituel pour des concerts de rap. À Bordeaux, le public sera légèrement différent, avec d’avantage de 25-34 ans et 55 % de femmes », dévoile le directeur artistique.
De 15 h 30 à minuit. Billetterie sur hypnotizefestival.com/bordeaux/