Alors que Joey Hood, ambassadeur américain à Tunis, s’apprête à conclure sa mission, la récente visite d’une délégation sénatoriale américaine en Tunisie,reflète une communication officielle prudente et distante.

Elyes Kasri, l’analyste politique revient sur la véritable évaluation de la situation tunisienne et des perspectives de coopération avec Washington qui se déroulera mercredi 3 septembre lors de l’audition au Sénat américain de Bill Bazzi, proposé par Donald Trump comme futur ambassadeur des États-Unis en Tunisie. Selon lui, ce rendez-vous sera crucial pour mesurer le regard des cercles d’influence américains sur Tunis.

Vous trouverez ci dessous le post de l’analyste politique Elyes Kasri:

« Au delà des propos diplomatiques du côté américain notamment l’ambassade à Tunis dont le titulaire Joey Hood s’apprête à conclure sa mission en Tunisie que du côté tunisien avec un message classique et aseptisé au sujet de la récente rencontre du responsable de la diplomatie tunisienne avec la délégation sénatoriale américaine qui, fait marquant, n’a pas été reçue par le président de la république, la véritable appréciation de la situation en Tunisie et des perspectives de développement des relations tuniso-américaines seront débattues le mercredi 3 septembre au sénat à Washington lors de l’audition de confirmation par le sénat américain de la nomination par le président Donald Trump de Bill Bazzi en qualité d’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Tunisie.
Cette audition sera une importante occasion pour jauger le sentiment des différents cercles d’influence et de pouvoir aux Etats-Unis au sujet de la Tunisie et de l’importance et de l’efficacité du travail de communication et de lobbying fait par les autorités tunisiennes et leurs amis et agents auprès des faiseurs d’opinion et décideurs américains. »