C’ét eune petite sonerie pour ren q’un temp, més haitante, qi sera minze ao roule samedi : La Mirlitantouille repijone la muziqe, den eune ferme du Menë – ao devant de monde periës, raport qe n-i-a pâs de pllaces assë -, eyou qe tout enrayit, en 1975. « C‘ét point un retour. J’alons soner de façon simboliqe qheuqes morciaos, eune meniere de s’erterouer entr coteries », q’il esplliqe Ivon Rouget, yun des menous. Pâs-meins, invencion de pouint s’ataïner a la souvenance de l’eqerouée du jaze de sonous-la qi ranouvrit la muziqe galèze, e qi fit danser come des pillotous toute la jieunesse de Haote Bertègn den ses riguedaods coutumiérs, de 1975 diq’a 1 980. « La muziqe galéze, on taet pouint epés a la soner cant q’on enrayit », esplliqe core Ivon Rouget.
« Cinq anées adlaizies »
A sieudr Alan Stivell ou core Tri Yann, la Mirlitantouille fut vrai de la qenûe en Bertègn, e se n-alit en devirée en Alemagne e ao Québec. « J’avions entr 18 ans d‘ âje e un petit pus pour d’aoqhuns cant j’enrayimes. Ça fut cinq anées adlaizies, sans tabut aoqhun », esplliqe Ivon Rouget. Qheuqes sonous ressieudirent den d’aotrs jazes. Ivon Rouget sonit den BF 15. Louiz-Pierre Ghinard mint su bout « Casse Pipe ». I defuntit li en feverier 2025, a 69 ans d’âje. « Nôtr sonerie taet abutée avant q’i defunteraet. On sonjaet q’il araet pu veni chantoner un petit tout come ! », esplliqe Ivon. N-ia pâs vice, qheuqes benvoulants se firent aqeneûtr pour chanter un petit o le jaze. Pouint aoqhun n’a ombelië La Mirlitantouille !
Remerciements : L’institut du galo
Traduction
La Mirlitantouille, formation du Mené qui, dans les années 70, popularisa la musique de Haute Bretagne, se reforme le temps d’un concert éphémère, samedi 13 septembre, pour son 50e anniversaire.
« On n’était pas nombreux à la jouer quand on s’est lancé »
C’est un petit set musical éphémère, mais réjouissant qui se profile ce samedi : La Mirlitantouille reprend du service dans une ferme du Mené – devant un public invité, faute de place suffisante – là où tout a commencé, en 1975. « Ce n’est pas une reformation. On va jouer symboliquement quelques morceaux, histoire de faire un truc entre amis », prévient d’emblée le violoniste Yvon Rouget, l’un des fondateurs. Il n’empêche, impossible de ne pas s‘enthousiasmer au souvenir de l’épopée de ce groupe de musiciens qui redonnèrent du lustre à la musique gallèse et dont les « bals folk » firent danser toute la jeunesse de Haute-Bretagne de 1975 à 1980. « La musique gallèse, on n’était pas nombreux à la jouer quand on s’est lancé », se souvient Yvon Rouget.
« Cinq années de rigolade »
Dans le sillage d’Alan Stivell ou de Tri Yann, La Mirlitantouille connut un grand succès en Bretagne, et partit en tournée en Allemagne et au Québec. « On avait entre 18 ans et un peu plus pour certains quand on s’est lancé. Ça a été cinq années de rigolade et d’insouciance », continue Yvon Rouget. Certains musiciens poursuivirent dans d’autres formations. Yvon Rouget officia dans BF 15 ; Louis Pierre Guinard, le chanteur, fonda « Casse Pipe ». Il est décédé en février 2025, à l’âge de 69 ans. « Notre concert était prévu avant son décès. On pensait vraiment qu’il aurait pu venir chantonner un truc », regrette Yvon Rouget. Qu’importe, quelques volontaires se sont faits connaître pour entonner quelques chansons avec le groupe. La Mirlitantouille n’a pas été oubliée !