L’enquête réalisée par l’Ifop (*) à la demande du mouvement Aimer Strasbourg – que préside Jean-Philippe Vetter – éclaire les rapports de force à six mois du scrutin et met en évidence la fragilité de la maire sortante, Jeanne Barseghian (Les Écologistes), candidate pour un deuxième mandat.

Le candidat d’opposition y voit la confirmation d’un rejet du mandat écologiste. Selon lui, la politique menée a « divisé Strasbourg » en privilégiant un camp « au détriment de tous les autres habitants ». Jean-Philippe Vetter estime que sa progression depuis 2020 constitue un « encouragement » à poursuivre son travail de proximité et son écoute des préoccupations locales.

Au-delà des chiffres, il insiste sur une méthode : aller à la rencontre des habitants et « rester ouvert et respectueux de chacun ». Pour lui, deux conceptions s’opposent : le repli partisan ou l’ouverture à toutes les énergies. Avec son mouvement Aimer Strasbourg, lancé en janvier , il dit vouloir bâtir un espace inclusif : « La table ne sera jamais assez grande pour accueillir tous ceux qui veulent s’engager pour leur ville. »

Le besoin de « dépasser les clivages »

L’élu tire un troisième enseignement du sondage : la nécessité d’une union. « Depuis le premier jour, je plaide pour dépasser les clivages et construire l’union la plus large et la plus cohérente possible », affirme-t-il, précisant qu’il s’agit d’une « union des propositions » et non d’un front contre quelqu’un. Il met en avant le travail engagé avec le collectif « XV de Strasbourg » pour élaborer des solutions concrètes avec les habitants.

Interrogé sur ses relations avec d’autres figures politiques, Jean-Philippe Vetter se dit prêt à œuvrer avec certaines d’entre elles. À propos de Pierre Jakubowicz, candidat centriste déclaré, il rappelle un engagement commun passé – « nous avons milité ensemble à l’UMP » – et souligne leur complémentarité. « Beaucoup souhaitent nous voir travailler ensemble », dit-il, évoquant une « union naturelle et solide ».

Concernant Catherine Trautmann, candidate pressentie pour mener la liste du PS, il exprime son respect pour son parcours, tout en reconnaissant des différences politiques, mais note que des combats communs ont pu être menés « pour l’intérêt général des Strasbourgeois ».

Pour l’heure, le candidat LR fait de l’appel à l’union et à l’ouverture le fil conducteur de sa campagne, persuadé que « ce n’est que le début d’une histoire à écrire collectivement avec les Strasbourgeois ».

(*) Réalisé du 29 août au 4 septembre 2025 auprès de 614 électeurs inscrits, ce sondage n’a pas valeur de prédiction mais donne un premier aperçu des forces en présence.