Par
Manon Reinhardt
Publié le
14 sept. 2025 à 7h12
Et si la solution était de passer sous terre ? C’est en tout cas ce que Philippe Ortelli, président de la Fédération des entreprises monégasques (Fedem), défend. Alors que la circulation entre Nice (Alpes-Maritimes) et Monaco est toujours plus chaotique, il vient de ressortir un vieux projet du placard.
En effet, il souhaite la construction d’un métro entre l’aéroport de Nice et Vintimille, en passant par la principauté. Tracé, arrêts, temps de parcours, logistique… On vous dit tout de ce grand projet qui paraît complètement fou.
12 arrêts, 23 minutes de trajet : les détails
Tous les jours, c’est la même rengaine pour les transfrontaliers : embouteillages à n’en plus finir, temps de trajet qui rallonge, sans parler des perturbations intempestives de la SNCF. Mais Philippe Ortelli, patron des entreprises monégasques, a peut-être une idée pour en finir.
Lors d’une conférence de presse, ce mardi 9 septembre 2025, il a remis sur la table un vieux projet, dont plus personne n’avait parlé ces dernières années. Et si la solution était de passer sous la terre ? Il souhaite ainsi la construction d’un métro entre l’aéroport de Nice et Vintimille, en passant par la principauté. Mais de quoi parle-t-on exactement ?
Concrètement, ce projet fou permettrait de réduire le temps de trajet entre l’aéroport et Monaco à seulement… 23 minutes ! Il prévoit la construction de 12 arrêts : Aéroport Nice Côte d’Azur, Allianz Riviera, Nice-Nord, Pont-Michel, Fontvieille, Sainte-Dévote, Monte-Carlo, Saint-Roman, Carnolès et Vintimille.
Un projet à… 4 milliards d’euros
« Le projet, estimé à 4 milliards d’euros par des groupes de travaux publics, serait amorti sur un siècle, comme tous les grands projets d’infrastructure de ce type dans le monde. Le billet coûterait bien plus d’un euro, mais moins que les frais quotidiens de carburant, de péage et de stationnement », a expliqué Philippe Ortelli lors de ce point presse, rapporte l’Observateur de Monaco. Son objectif premier est de désengorger les routes.
Concernant la faisabilité du projet, ce dernier assure que « deux grands groupes français » ont déjà commencé à travailler dessus. Et promet qu’il ne devrait en découler aucune expropriation. « Nous avons travaillé géographiquement et géologiquement pour essayer de mettre au point un trajet qui tienne la route », a-t-il encore annoncé.
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Mais selon lui, impossible d’imaginer des arrêts à Villefranche-sur-Mer, Beaulieu-sur-Mer ou encore Saint-Jean-Cap-Ferrat, du fait des « contraintes géologiques ».
Une navette maritime déjà évoquée
Le patron des entrepreneurs monégasques semble confiant : « C’est un projet qui fait peur. Certes, il faut être prudent, mais nous pouvons y arriver ». Le même type d’infrastructure existe déjà entre la Suisse et les Alpes par exemple.
La possibilité d’une navette maritime entre la cité azuréenne et Monaco a un temps été évoquée. Mais là encore, le projet reste difficile à mettre en œuvre. La Métropole Nice Côte d’Azur n’avait notamment pas pu « identifier une offre de transport suffisamment mature » lors de l’appel d’offres.
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