Plus de 250 cortèges ont déjà été déclarés en France, dans la majorité des grandes villes. À Paris, les services de renseignement prévoient entre «30.000 à 60.000 personnes» au sein du défilé.
Vers une mobilisation d’ampleur pour la journée d’actions de ce jeudi. Alors que les autorités prévoient une participation plus importante que lors du mouvement «Bloquons tout» du 10 septembre, le parcours de la manifestation parisienne vient d’être dévoilé ce mardi. Le cortège intersyndical s’élancera à 14h de la place de la Bastille. Il passera ensuite par la place de la République et s’achèvera place de la Nation, dans l’est de la capitale.
Les services de renseignement prévoient de «30.000 à 60.000 personnes» au sein du défilé parisien, et plus de 400.000 personnes dans la France entière, soit deux fois plus que les quelque 200.000 recensées par le ministère de l’Intérieur mercredi dernier. Une source proche du dossier interrogée par l’AFP dit même envisager le chiffre de «800.000 personnes». En 2023, les manifestations contre la dernière réforme des retraites avaient rassemblé selon les jours entre 280.000 et plus de 1,2 million de personnes.
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Plus de 250 cortèges déclarés en France
Ce mardi, plus de 250 cortèges avaient été déclarés et d’autres pourraient l’être d’ici à jeudi, a précisé cette source. Des manifestations sont ainsi prévues dans la majorité des grandes villes de l’Hexagone. À Marseille, elle démarrera à 10h30 du Vieux-Port. À Lyon, le cortège s’élancera à 11h de la Manufacture des tabacs. À Lille, rendez-vous est donné aux manifestants à la porte de Paris à 14h30. À Nantes, il est fixé à 10h30 au Miroir d’eau. La mobilisation s’annonce particulièrement importante dans le Grand Ouest, avec au moins «100.000» manifestants attendus, selon les renseignements.
Les points d’attention pour les forces de l’ordre restent, comme lors du 10 septembre, outre Paris, les villes de Rennes, Nantes, Toulouse, Dijon, Lyon, Montpellier et Bordeaux. Dans un télégramme daté de mardi, adressé aux préfets et aux responsables des forces de l’ordre, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau souligne que «les risques de troubles à l’ordre public sont importants en raison de la présence de groupuscules d’ultragauche qui essaieront d’infiltrer les cortèges officiels».
«Entre 150 et 300» éléments radicaux du type Black Block pourraient en effet être présents dans les manifestations dans les grandes villes, selon les services de renseignement. Le dispositif de sécurité, lui, sera de même ampleur que celui du 10 septembre, soit environ 80.000 policiers et gendarmes mobilisés.