Il y a près d’un an, Franco Colapinto faisait sensation lors de son deuxième Grand Prix après l’éviction de Logan Sargeant chez Williams. Sur son premier circuit urbain, il avait terminé à une remarquable huitième place derrière son équipier Alexander Albon, septième. « C’était incroyable, et ce n’était que ma deuxième course. Je pense que c’est l’un de mes plus beaux souvenirs : venir ici directement après Monza et participer à ma première course urbaine. Ce fut un week-end inoubliable, avec la Q3 et les points que nous avions marqués », se souvient Colapinto avec émotion.
Depuis son arrivée chez Alpine en mai, le jeune pilote peine toutefois à retrouver de telles sensations au volant d’une voiture qui déçoit par son manque de performance et de régularité. Sous pression dans une équipe connue pour son instabilité – quatre directeurs d’écurie différents depuis 2021 – l’avenir de Colapinto reste incertain. Ces dernières semaines, le pilote de 22 ans paraît néanmoins plus confiant au volant de son A525. « Je me sens plus à l’aise dans la voiture, plus régulier », assure-t-il tout en précisant que la monoplace reste « assez imprévisible parfois, ce qui n’est pas idéal pour la confiance. » Un regain de performance pourrait lui permettre de sécuriser sa place chez Alpine.
Un tracé familier, mais exigeant
Heureusement, l’asphalte de la capitale azerbaïdjanaise n’a plus de secret pour le natif de Pilar (Argentine), qui aborde ce week-end avec plus de sérénité que sur des circuits inconnus. Il reste toutefois conscient que le package Alpine n’est pas idéal pour une piste comme celle de Bakou. « Nous connaissons également les limites de la voiture de cette année. Nous savons donc que nous allons avoir un peu de mal ici. Bien sûr, les lignes droites sont très longues. Je pense que notre package n’est pas le mieux adapté à ce circuit », confesse Colapinto, lucide quant aux perspectives d’Alpine. « Nous pouvons essayer de tirer le meilleur parti de ce que nous avons et simplement faire le meilleur travail possible en tant qu’équipe. »
Bakou, comme tous les circuits urbains, ne laisse aucune marge d’erreur aux pilotes. « Sur ce circuit, il faut avoir beaucoup de confiance en soi quand on est si près du mur », affirme le pilote Alpine. « C’est donc quelque chose que nous devrons travailler assez rapidement. […] Nous devons rester constamment à la limite et au bord des murs. Il est vraiment important que nous puissions faire confiance à la voiture, pousser les freinages, en sachant qu’elle ne vous trahira pas. Il est très important d’essayer de rester très connecté à la voiture. »
Le pilote mise cependant sur son expérience acquise l’année passée sur ce tracé pour maximiser sa performance. « Je pense que je sais globalement à quoi m’attendre. Je sais où la voiture a des difficultés. Je sais ce que la piste réserve réellement », affirme-t-il. « Et cela va certainement m’aider, pas forcément à atteindre plus rapidement ma vitesse maximale, mais je pense que cela va m’apporter ce supplément qui me manque parfois pour être pleinement concentré sur les détails et maîtriser parfaitement tous les réglages de la voiture. »
Après un Grand Prix d’Italie difficile, l’Argentin demeure optimiste et entend remonter la pente à Bakou. « Nous travaillons dur, Monza a été très difficile pour nous en tant qu’équipe, cela n’a pas été facile », reconnaît Colapinto. « Nous avons vraiment eu du mal et le week-end a été assez long. Mais nous revenons ici avec un peu d’espoir et la volonté d’améliorer nos performances. »
Alors que Flavio Briatore, directeur exécutif d’Alpine, s’était abstenu de se prononcer sur l’avenir de l’Argentin il y a quelques semaines, Colapinto reste imperméable aux rumeurs. Le pilote concentre toute son énergie sur ses performances en piste. « Il y a eu beaucoup de rumeurs, mais je n’y prête pas vraiment attention », déclare-t-il. « Je m’y suis habitué, c’est comme ça, vous savez, dans le sport, en Formule 1, dans tous les sports. […] J’essaie simplement de me concentrer course après course. J’essaie de me concentrer sur mes propres performances. »
Sur le plan personnel, Colapinto se dit « satisfait des progrès réalisés avec [ses] ingénieurs. » Il participe également aux tests de la voiture 2026 sur simulateur en préparation des nouvelles réglementations de la FIA de 2026. « Voyons voir sur la piste », conclut-il.
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