Le bruit courait déjà depuis plusieurs jours parmi les familiers des coulisses du Kremlin. Mais, depuis le jeudi 18 septembre, c’est officiel : Dmitri Kozak quitte ses fonctions de numéro deux de l’administration présidentielle, une institution toute-puissante en Russie, souvent présentée comme le “véritable” gouvernement du pays. Cette information a été confirmée par le porte-parole du Kremlin, qui a tenu à préciser que le haut fonctionnaire russe avait quitté ses fonctions “de son plein gré”, selon l’agence officielle Interfax.
Cette démission a été traitée avec discrétion par les médias officiels, qui se sont bornés, dans le meilleur des cas, à rappeler la longue carrière politique de cet homme de l’ombre, qui a occupé des postes clés dans l’appareil d’État russe durant les vingt-cinq dernières années. “Un poids lourd à l’éventail très large”, titre le quotidien économique Kommersant en précisant néanmoins qu’il n’y avait pas eu de “démission à un niveau aussi élevé au Kremlin depuis 2016, lorsque son prédécesseur à ce poste, Viatcheslav Volodine, est devenu président de la Douma d’État”, la chambre basse du Parlement fédéral.
L’autre quotidien économique de Moscou, Vedomosti, avance que, selon certaines de ses sources, cet homme né en 1958 dans ce qui était alors la Républiq