Cette installation marque la fin d’une anomalie plutôt surprenante : Saint-Étienne figurait parmi les rares métropoles françaises dépourvues de chaînes de restauration rapide en centre-ville, une situation pour le moins inhabituelle dans le paysage urbain hexagonal.
Quand l’histoire se répète avec saveur
L’ironie de l’emplacement choisi ne manque pas de piquant. Ces murs ont déjà résonné du bruit des friteuses entre 1980 et 2003, lorsque McDonald’s y avait établi ses quartiers. Cette implantation avait d’ailleurs marqué les esprits à l’époque : il s’agissait du tout premier établissement de restauration rapide de la ville et seulement du second McDonald’s de l’Hexagone, Strasbourg ayant eu les honneurs de la primeur. Aujourd’hui, c’est son principal rival qui reprend le flambeau, prêt à conquérir les papilles stéphanoises avec ses spécialités maison.
Un entrepreneur local aux commandes
Derrière ce projet se cache Cédric Arghittu, un homme d’affaires qui maîtrise parfaitement les rouages de la marque. Déjà propriétaire de huit établissements Burger King répartis entre la Loire et la Haute-Loire, il n’en est pas à son coup d’essai. Son parcours a débuté en août 2018 avec la transformation d’un ancien Quick à Auchan Villars.
Depuis cette première expérience, son empire s’est progressivement étendu : Andrézieux-Bouthéon, Savigneux, Brives-Charensac, Feurs, Le Rond-Point et Firminy ont tour à tour accueilli ses restaurants. Cette nouvelle ouverture portera son réseau à dix établissements dans le département.
Des travaux qui prennent leur temps
Si le projet était dans les cartons depuis le début de l’année, le permis de construire ayant été affiché dès janvier, les travaux n’ont réellement démarré qu’en juillet. Cette temporisation s’explique par les contraintes particulières du site : rénover un bâtiment historique en centre-ville demande plus de minutie que d’ériger une structure neuve en périphérie. L’entrepreneur mise sur une ouverture festive vers noël mais avant les célébrations de fin d’année, espérant capitaliser sur cette période d’affluence commerciale pour lancer son établissement.
Au-delà de l’aspect purement commercial, Cédric Arghittu voit dans cette implantation une opportunité de redynamiser le cœur de ville. Il compte sur l’effet d’entraînement que pourrait générer son restaurant sur les commerces environnants, tablant sur le principe que l’activité attire l’activité. Le futur établissement s’étendra sur 160 m² et proposera 106 places réparties sur deux niveaux, offrant un espace confortable pour la clientèle.
Une campagne de recrutement tous azimuts
L’ouverture s’accompagne d’un plan de recrutement ambitieux : 45 postes sont à pourvoir, représentant l’équivalent de 32 emplois à temps complet. Les contrats proposés sont des CDI de 24 heures hebdomadaires. La sélection s’effectue en collaboration avec France Travail, avec des sessions programmées les 23 septembre, 2, 7 et 16 octobre à l’agence de Châteaucreux. L’accent est mis sur la motivation et les qualités humaines plutôt que sur les diplômes ou l’âge des candidats. Les futurs employés bénéficieront d’une formation complète : trois semaines de théorie suivies de deux semaines de mise en pratique dans un restaurant existant, garantissant ainsi une préparation optimale avant l’ouverture.
