La course au sommet du championnat des pilotes de la Formule 1 s’intensifie et la règle d’or de l’écurie McLaren – de laisser compétitionner ses pilotes – risque de devenir un livre de règlement en soi.

Publié à 9 h 58

Partager

James Ellingworth

Associated Press

Demander à Oscar Piastri de céder la deuxième place à Lando Norris au Grand Prix d’Italie en raison d’un arrêt aux puits trop lent a montré à quel point l’approche apparemment simple de McLaren risque de s’enliser dans des débats sur l’équité en piste.

La bataille entre Norris et Piastri deviendra l’unique préoccupation de McLaren si l’équipe parvient à remporter le titre des constructeurs, dimanche, au Grand Prix d’Azerbaïdjan, à Bakou. L’équipe réussirait l’exploit avec sept courses à disputer, ce qui constituerait un record.

McLaren détient une avance de 337 points et elle remporterait le titre si l’un de ses pilotes gagne et que l’autre termine deuxième ou troisième. Ça mettrait ainsi fin aux faibles chances mathématiques de Ferrari, Mercedes et Red Bull.

Le contraste est saisissant avec l’année dernière, lorsque McLaren avait résisté à Ferrari lors de la dernière course de la saison pour remporter le titre des constructeurs pour la première fois en 26 ans.

« Nous sommes dans une position remarquable, a déclaré Piastri. C’est une grande fierté pour tout le monde, et moi y compris. »

Norris et Hamilton les plus rapides

Les essais libres du vendredi n’ont pas été entièrement favorables à McLaren, alors que Norris et Piastri ont tous deux heurté les rails de sécurité lors de la deuxième séance.

Norris a dû rentrer aux puits après avoir touché le mur avec la roue arrière gauche, en milieu de séance, et il n’est pas revenu en piste. Piastri, quant à lui, s’est classé 12e, deux rangs derrière son coéquipier.

Le pilote Ferrari Lewis Hamilton a signé le meilleur temps, 74 millièmes de seconde devant son coéquipier Charles Leclerc, tandis que George Russell a terminé troisième pour Mercedes, après avoir surmonté une maladie pour participer à la séance.

PHOTO LISI NIESNER, REUTERS

Lewis Hamilton

Norris a mené le peloton lors de la première séance, avec 310 millièmes de seconde d’avance sur Piastri, qui a dû faire appel aux mécaniciens de McLaren pour vérifier un problème sur sa monoplace. Leclerc a terminé troisième.

La séance a été interrompue pendant plus de 20 minutes, le temps de réparer un vibreur endommagé.

Décisions de Red Bull

L’Azerbaïdjan est un lieu où la rivalité au sein des équipes a déjà éclaté.

En 2018, c’est là que le prometteur Max Verstappen s’est heurté à Daniel Ricciardo, un vétéran établi. Ç’a contraint Red Bull à revoir son approche « sans consignes d’équipe » — un peu comme celle de McLaren — et à placer les deux pilotes sur des trajectoires opposées.

Ricciardo n’est monté qu’une seule fois sur le podium cette saison-là, accusant 79 points de retard derrière Verstappen avant de quitter l’écurie à la fin de 2018. Le Néerlandais n’a plus eu un coéquipier pour le défier depuis.

L’écart entre lui et Yuki Tsunoda est énorme, soit 230 points contre 12.

Red Bull se rend en Azerbaïdjan avec l’espoir de promouvoir Isack Hadjar, dont le podium aux Pays-Bas a été un point d’exclamation dans une solide saison recrue, à la place de Tsunoda pour 2026.