Max Verstappen, le lion hollandais, rugit encore : « Un plaisir de gagner en Italie »

La faction dominante de la saison n’avait pas besoin de ça et quand il sera temps de faire les comptes en fin d’année, on pourra leur reprocher ce tour de passe-passe grossier. Certains n’ont pas hésité à tirer à boulets rouges sur les Papayes qui ont donné le bâton pour se faire battre.

« Je croyais qu’il y avait un accord chez McLaren stipulant que des arrêts au stand ratés faisaient partie de la course », a indiqué avec clairvoyance Nico Rosberg sur la Sky. « C’est tout à fait logique. Aucun arrêt au stand ne sera jamais le même. Vous dépassez votre équipier parce que vous avez un meilleur pitstop ? C’est normal ! On ne peut pas tout contrôler. »

Chez McLaren, on se contente d’un « circulez, y a rien à voir ». Il est vrai qu’à Woking, les événements de Monza sont assez embarrassants et on essaie d’en faire abstraction. D’aucuns pourraient crier à la théorie du complot avec un Norris protégé depuis toujours par Zak Brown.

Dans le fief de Piastri, on va de l’avant. L’Australien essaie de jouer autant que possible le jeu de son équipe et ne veut pas jouer à outrance sa carte personnelle. Une façon pour lui de mordre les dents. D’autres pilotes comme Michael Schumacher ou Max Verstappen n’auraient sûrement pas obéi comme il l’a fait en Lombardie.

« Nous ne voulons pas gagner pour cette année », a-t-il déclaré. « Nous voulons les meilleures chances de remporter des championnats tant que nous sommes en F1, et nous sommes tous les deux chez McLaren depuis très longtemps. Protéger les gens autour de nous qui nous donnent cette opportunité est une chose très importante. Le pitstop raté était très désagréable, je l’admets. Il est important de protéger toutes les personnes chez McLaren parce que c’est ce qui nous donne un espoir d’être champions pour les années à venir. »

À Bakou, l’équipe britannique ne pourra plus se permettre un tel micmac. Sans quoi, les fans et les experts ne lui pardonneront pas. Titre en fin d’année ou pas.