Publié le
18 sept. 2025 à 23h38
Au printemps dernier, trois représentants de la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) ont visité le commerce d’alimentation du centre-bourg de Saint-Fiacre-sur-Maine, fermé depuis juillet 2024. Après quoi, ils ont présenté, en conseil municipal, une étude sur la viabilité d’une activité de commerce alimentaire. Ils ont pris en compte quelques données comme les 4 400 véhicules qui passent par jour, la concurrence de plusieurs pôles (Vertou, La Haye-Fouassière, Château-Thébaud) situés à environ 5 minutes en voiture, et l’augmentation régulière de sa population depuis la fin des années 90 (996 habitants en 1999, 1 246 en 2021), ajouté au solde naturel positif naissances-décès.
Une population un peu plus aisée que dans le reste du département : les 491 ménages fiscaux ont un revenu moyen annuel disponible de 26 670 € (contre 24 120 € dans le reste de la Loire-Atlantique, et supérieur à celui des communes de la zone étudiée, sauf Vertou à 27 590 €).
Excepté pour une boulangerie-pâtisserie, l’effet de passage sur la route départementale ne joue pas. Si bien qu’on ne peut pas espérer beaucoup plus qu’un chiffre d’affaires de 100 000 € pour une boucherie-charcuterie (350 000 à 500 000 € pour La Haye-Fouassière, 370 000 € en moyenne en Loire-Atlantique avec 3 salariés et 130 000 à 135 000 € avec un salarié, sachant que cette dernière configuration reste délicate pour ce type d’activité).
La chambre des métiers et de l’artisanat.
Pérenniser l’activité sera difficile
Pour une activité épicerie-alimentation générale, les dépenses globales des consommateurs en supérettes et épiceries avoisinent les 140 000 €, dont près de 30 % pour les seuls produits carnés. Traduit en chiffre d’affaires, ce potentiel est inférieur aux moyennes nationales : environ 300 000 € avec deux actifs et 140 000 € pour un seul.
Vidéos : en ce moment sur Actu
Au regard de tous les éléments évoqués dans ce rapport, la création d’un établissement dans le secteur de l’alimentation générale ou de la boucherie-charcuterie peut difficilement être envisagée.
La chambre.
Pour atteindre le potentiel capable de faire vivre un couple, il faudrait trois fois plus de ménages sur la commune pour la boucherie-charcuterie et 2,5 fois plus pour l’alimentation générale. Même s’il paraît plus viable, le scénario d’un multi-commerce avec un modèle économique non traditionnel semble compliqué.
Votre région, votre actu !
Recevez chaque jour les infos qui comptent pour vous.
Pour ce commerce dont la commune est propriétaire des murs et des équipements, Danièle Gadais souhaitait une mise à plat :
Ce rapport complet et précis va nous permettre d’engager une réflexion sur son devenir.
Par la prochaine équipe municipale.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.