Le parti présidé par Bruno Retailleau espère récupérer des grandes villes perdues en 2020 et «battre la gauche» selon les mots de la ministre démissionnaire de l’Agriculture Annie Genevard.

Les Républicains, qui espèrent récupérer des grandes villes perdues en 2020 aux municipales de mars prochain, ont investi mardi une quarantaine de candidats et apporté formellement leur soutien à Jean-Michel Aulas à Lyon et à Martine Vassal à Marseille. «Notre objectif est de battre la gauche, en particulier l’extrême gauche», a affirmé la ministre de l’Agriculture Annie Genevard à l’issue d’une réunion de la commission nationale d’investiture (CNI) qu’elle préside et qui avait déjà désigné Rachida Dati comme candidate à Paris il y a un mois.

La CNI a apporté formellement son soutien à Jean-Michel Aulas, qui bénéficie du soutien du socle commun, tout en désignant Pierre Olivier comme chef de file de LR à Lyon. «Les chefs de file ont pour rôle de peser sur la composition de la liste menée par un candidat qui n’est pas de notre parti», a souligné un dirigeant des Républicains.


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Dino Cinieri pour succéder à Gaël Perdriau

À Marseille, une autre ville que la droite espère ravir à la gauche, LR a investi la DVD Martine Vassal. À Pau, la ville de l’ex-Premier ministre François Bayrou, LR a lancé dans la course Eric Saubatte. La CNI a investi sans surprise à Nantes Foulques Chombart de Lauwe, désigné lors d’une primaire.

Une seule investiture n’a pas été votée à l’unanimité, celle de Brice Droineau à Tours, qui a été rejetée par deux membres de la CNI, dont Laurent Wauquiez le patron des députés LR qui a estimé que la fédération d’Indre-et-Loire «n’avait pas été écoutée», a-t-il confié. À Saint-Étienne, où le maire sortant Gaël Perdriau avait été exclu du parti à la suite de ses démêlés avec la justice, Les Républicains ont opté pour Dino Cinieri. Dans le fief de la droite qu’est Neuilly-sur-Seine, ils ont investi Geoffroy Didier, un proche de Laurent Wauquiez.