Ce n’est la première fois que cela arrive, mais la répétition du geste montre un vrai malaise. Ce jeudi soir, Éric Hattab, président du Crif Grenoble Dauphiné, a annoncé via un communiqué que l’antenne iséroise du Conseil représentatif des institutions juives de France stoppait ses relations avec la municipalité d’Éric Piolle, après la polémique Bizanet et la mise en place du drapeau palestinien.

Il écrit : « Suite à la cérémonie à la mémoire des déportés de la rue Bizanet le 26 août 2025, le Crif Grenoble Dauphiné a protesté contre le détournement de la commémoration au profit de polémiques politiques qui ont sali la mémoire des victimes de la Shoah. Il a également protesté contre le silence gardé ce jour-là par le représentant du maire sur les otages détenus par le Hamas dans des conditions inhumaines et sur les victimes de l’attaque terroriste du 7 octobre. Les propos tenus le 26 août par le représentant de la municipalité, jamais condamnés par le maire de Grenoble à ce jour, sont impardonnables et sont contraires à la tradition de Grenoble ville compagnon de la libération. »

L’affaire Bizanet et le pavoisement de la mairie

Il ajoute : « Le p avoisement de la mairie de Grenoble le 23 septembre dernier du seul drapeau palestinien, sans aucun geste rappelant le sort des otages est tout aussi incompréhensible et condamnable […] La politique du “deux poids deux mesures” de la Ville de Grenoble saute aux yeux et n’est plus supportable. Le Crif Grenoble Dauphiné, attaché au dialogue et à la paix civile, ne trouve plus dans cette municipalité les voies permettant de poursuivre ce travail de concorde. Dès lors, le Crif rompt toutes relations institutionnelles avec la mairie de Grenoble. »