TRIBUNE – Farouche opposante à la réforme de la justice voulue par Nicolas Sarkozy, la présidente de la formation de jugement qui l’a condamné ne semblait pas la mieux placée pour assurer l’impartialité de la justice, soulignent l’avocate et l’ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel.

Nicolas Sarkozy vient d’être condamné par le tribunal correctionnel, pour « association de malfaiteurs », à une lourde peine de prison ferme (5 ans), assortie, qui plus est, de l’exécution provisoire. À quoi s’ajoute la déchéance du droit de vote et d’éligibilité à titre de peine complémentaire.

Cette décision relance le débat sur les relations entre justice et politique. À l’étranger, on se demande ce qui arrive à la France : s’agit-il d’une vengeance politique ? Celle-ci ne passe ordinairement par les prétoires que dans les régimes autoritaires.

La France reste une démocratie, mais une démocratie où l’on a parfois du mal à comprendre que la justice s’acharne sur certains plus que sur d’autres. Pour ne citer qu’eux, dans la période récente, François Fillon et Marine Le Pen ont écopé de peines se voulant exemplaires, mais dont les fondements juridiques apparaissent fragiles à beaucoup.

Cette exigence d’exemplarité (morale plutôt que juridique) que le juge fait peser sur les…

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Le Figaro

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