Par

Vincent Malbœuf

Publié le

30 sept. 2025 à 7h16

Le vélo, elle ne peut plus s’en passer. Que ce soit pour les trajets courts ou pour aller au boulot.

De Saint-Julien-de-Concelles, Véronique Gourmelon travaille sur l’île Beaulieu à Nantes, à 15 km de son domicile. Depuis le Covid, elle utilise deux fois par semaine son vélo électrique pour s’y rendre (le reste du temps, elle télétravaille), en empruntant les chemins de la Loire à vélo.

J’en avais marre des bouchons, explique-t-elle. Une collègue de Saint-Julien qui y allait en vélo, m’a initié. J’ai essayé une fois et eu le déclic. Même si je mets 50 minutes pour aller au boulot, quel pied de pédaler le long de la Loire en toute sécurité.

Véronique Gourmelon, co-présidente de Place au vélo Loire-Divatte

Elle a décrypté le Baromètre vélo à l’échelle locale

Aujourd’hui co-présidente de l’association Place au vélo Loire-Divatte, aux côtés de Simon Roynel et Bernard Besse, elle s’est intéressée de près à l’enquête nationale et citoyenne du Baromètre vélo organisée par la Fédération des usagers de la bicyclette.

Les résultats ont été dévoilés en fin de semaine dernière. Véronique Gourmelon les a épluchés à l’échelle locale.

Vidéos : en ce moment sur ActuParticipation en hausse sur la CCSL

Certes, la participation peut sembler très faible au regard de la population (696 réponses sur un territoire de 55 000 personnes), mais elle est quatre fois plus forte qu’au dernier baromètre en 2021.

« A l’association, on est très satisfait de la participation. Ce baromètre est important car c’est un outil pour mieux comprendre les besoins et les priorités des usagers. Il nous permet d’interpeller les élus pour obtenir des avancées locales ».

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Note « défavorable » pour Mouzillon

Les adeptes du vélo comme les non-cyclistes pouvaient répondre aux questions portant sur des thématiques prédéfinies et donner une note allant de 1 à 6. Etaient ainsi notées la sécurité du déplacement, le confort du trajet, les efforts et l’équipement de la commune, et enfin le ressenti général.

Les résultats sont « moyennement favorables » partout, sauf au Landreau, La Boissière-du-Doré et au Pallet où « c’est plutôt défavorable ».

C’est pire à Mouzillon, seule commune de Sèvre et Loire au bilan « défavorable ». L’axe traversant le bourg mouzillonnais, où circulent plus de 12 000 véhicules et poids lourds, n’y est sans doute pas étranger.

La note s’améliore au Loroux-Bottereau 

Véronique Gourmelon préfère s’attarder sur les deux communes qui ont récolté le plus de réponses : Le Loroux-Bottereau et Saint-Julien-de-Concelles, là où habite la majorité des adhérents de Place au vélo Loire-Divatte.

« Les résultats montrent une hausse de 10 % de la note globale et des efforts de la ville au Loroux-Bottereau par rapport à il y a quatre ans. Pour Saint-Julien, c’est stable. Ce qui se dégage, c’est que les citoyens ont encore beaucoup d’attente au niveau de la sécurité », rappelle Véronique Gourmelon, qui voit « une progression dans les grandes villes » en France (Grenoble est première du Baromètre devant Strasbourg et Rennes), au contraire des communes.

« Ça a même régressé dans des petits bourgs », ajoute la Concelloise.

Deux points noirs sur le secteur

Pour l’association Place au vélo Loire-Divatte, « il reste encore beaucoup à faire » afin de circuler à vélo en toute sécurité sur le territoire.

Les deux points noirs sont connus : le pont de Thouaré et la piste reliant Saint-Julien au Loroux-Bottereau.

Une passerelle comme sur le pont de Mauves, était souhaitée mais le projet est impossible à réaliser, nous a fait remonter le Département en 2024. La solution serait de baisser la vitesse à 30 km/h, en installant en amont des plateaux entre les deux ponts, ça doit se faire en fin d’année.

Véronique Gourmelon

La liaison Saint-Julien / Loroux-Bottereau « tarde à se faire »

SI quelques liaisons ont vu le jour ces derniers mois sur la CCSL (entre Saint-Julien et Divatte sur-Loire, puis entre Le Landreau et la gare de La Haye-Fouassière), celle de Saint-Julien/Loroux est fortement attendue. Mais le projet « tarde à se faire ».

« Il est impossible pour un jeune de Saint-Julien d’aller au collège à vélo au Loroux par exemple, poursuit la Concelloise. On a aussi des remontées pour améliorer l’axe Loroux jusqu’au lycée de la Herdrie, mais c’est plus périlleux car on est sur la RD115. On est tout à fait conscient des contraintes financières imposées aux collectivités pour qui la solution la plus rapide est d’utiliser les voies existantes en créant des chaussidous notamment. On est plutôt mitigé là-dessus, les usagers se sentent plus en sécurité sur une voie séparée ».

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