Depuis 2021, 36 lots ont déjà été attribués en grande couronne, ainsi que 12 à Paris et en petite couronne.
La RATP devrait conserver 70% des lignes d’autobus ainsi que 75% de leurs agents à Paris et en petite couronne, à l’issue de l’ouverture en concurrence qui a enterré son monopole, a annoncé Île-de-France Mobilités (IDFM) mercredi. Avec sa filiale Cap Île-de-France, la RATP «est pressenti(e) pour exploiter les deux derniers lots desservant la commune de Paris et des communes limitrophes», a annoncé dans un communiqué IDFM, l’autorité organisatrice des transports publics franciliens.
Il s’agissait de la dernière vague de lignes de bus mises en jeu dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, en deux lots représentant 67 lignes et plus de 5000 agents, pour un chiffre d’affaires annuel d’environ 460 millions d’euros. Les lots concernés, 48, ou «Rive gauche», et 49, ou «Rive droite», comptent certaines des lignes les plus fréquentées de la capitale intra-muros. «Le candidat sera proposé au vote du conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités lors de sa séance du 17 octobre», selon le communiqué. Ce vote est une formalité.
Des lots décrochés par Keolis, Transdev et ATM
«Grâce au travail intense mené par l’ensemble du groupe», la RATP «continuera d’exploiter ces deux lots parisiens, cœur historique de notre activité et de notre savoir-faire», a réagi Jean Castex, PDG de la RATP et futur patron de la SNCF, dans un message aux salariés. Pour le groupe de la Gauche communiste, écologiste et citoyenne au conseil régional d’Île-de-France, «la privatisation de l’exploitation des lignes de bus RATP connaît une étape décisive». «Le processus de morcellement du réseau de bus RATP s’achève», ont regretté ces élus dans un communiqué. Cette ouverture à la concurrence est «requise par la réglementation européenne et nationale», a rappelé IDFM.
Environ 19.000 salariés sont concernés, dont 15.000 conducteurs de bus. La RATP avait remporté jusqu’alors 60% de tous les lots. Pour la troisième vague d’attribution en juin, elle avait conservé les trois quarts des lignes mises en jeu à cette occasion, soit à peu près 530 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Depuis l’ouverture à la concurrence en 2021, 36 lots ont déjà été attribués en grande couronne ainsi que 12 à Paris et en petite couronne. Les lots que la RATP n’a pas décrochés ont été gagnés par Keolis, Transdev et ATM. Les premières lignes attribuées à des opérateurs privés basculeront le 1er novembre prochain dans le giron des nouvelles entreprises.