Les VPN dans le viseur de l’ARCOM
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À l’initiative de Canal+ et beIN Sports, l’ARCOM intensifie sa lutte contre le piratage, notamment sportif, en ciblant les services IPTV (des plateformes diffusant illégalement des chaînes de télévision en ligne) ainsi que les sites de streaming.
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Le régulateur a demandé à plusieurs fournisseurs de VPN, comme NordVPN et Surfshark, de bloquer 295 sites diffusant sans droit la Formule 1, le MotoGP et le tennis
« La priorité est de protéger le contenu légal tout en rendant le piratage plus difficile ».
ARCOM
Depuis le début de l’année, et surtout en mai, ce mouvement de blocage s’est intensifié en France. On compterait déjà plus de 5 000 serveurs mis hors service par l’autorité. L’Association pour la Protection des Programmes Sportifs (APPS), qui regroupe les principales ligues et diffuseurs, soutient cette stratégie depuis plusieurs années.
L’arcom veut cesser le piratage de contenus sportifs
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Xavier Spender, son délégué général, explique que l’objectif est de stopper le piratage directement à la source, sur les serveurs principaux où passent les flux illégaux. Selon lui : » Chaque serveur principal alimente un réseau de revendeurs et de petites plateformes locales. En bloquant le sommet, on neutralise l’ensemble. »
Mais cette méthode peut avoir des effets secondaires : en Italie et en Espagne, des sites légitimes ont parfois été bloqués par erreur. En France, il faudra donc trouver un équilibre entre efficacité et protection des services légaux.
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Les VPN dans la tourmente
Du côté des VPN, c’est un vrai casse-tête car ces mesures sont contraires à ce qu’ils promettent : confidentialité et neutralité. Cependant, ils comprennent l’enjeu de freiner le piratage, mais refusent de devenir des censeurs.
Le printemps dernier, leurs avocats ont rappelé que les réseaux VPN, avec des serveurs partout dans le monde et des adresses partagées, rendent les blocages précis très difficiles. Selon eux, le vrai problème vient des hébergeurs de contenus illégaux et des circuits financiers, pas des simples relais de trafic.
Le secteur craint aussi un effet domino. Certains VPN, regroupés dans l’i2Coalition, préviennent qu’un durcissement des règles pourrait les faire quitter la France, comme en Inde ou au Pakistan. Cela ne dérangerait pas l’ARCOM ou les chaînes, mais ça limiterait l’offre légale pour les internautes et leur vie privée.
Les VPN dans une situation difficile
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Pourquoi les VPN ?
L’utilisation de VPN n’est pas toujours anodine . Ils servent avant tout à protéger la vie privée, mais beaucoup sont utilisés pour accéder à des catalogues étrangers, contourner des vérifications d’âge ou justement suivre des événements sportifs sans payer.
Si c’est un avantage pour ses utilsateurs, cette fonction n’est pas forcément assumée par les constructeurs. Toutefois, cela explique pourquoi l’ARCOM les visent particulièrement.
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