Publié4. octobre 2025, 17:59
Formule 1: Christian Horner cherche boulot, désespérément
Viré de l’écurie Red Bull, son ancien patron veut revenir en F1. Sauf que personne ne semble avoir besoin de lui, malgré ses énormes moyens financiers.


Christian Horner entend revenir rapidement en Formule 1.
IMAGO/SOPA Images
Bien sûr, c’est lui qui a contribué au montage de l’écurie Red Bull, en 2005, après le rachat de Jaguar par la marque de boisson. Bien sûr encore, sous sa direction, l’équipe anglaise a mené ses pilotes au titre mondial à huit reprises (quatre avec Sebastian Vettel, de 2010 à 2013, puis quatre avec Max Verstappen, de 2021 à 2024). Elle lui doit donc une partie de ses succès.
Les choses se sont gâtées il y a deux ans, lorsqu’un conflit latent est né entre le clan Verstappen et lui. En mars 2024, la révélation de ses échanges WhatsApp avec une employée ont failli lui coûter sa place. Il a alors réussi à la conserver pour finir par être viré en juillet dernier. Sans raison autre que la relative baisse de compétitivité de la voiture. Bizarre. Il est d’abord resté salarié de l’équipe tout en négociant son indemnité de départ.
100 millions d’indemnité
En Formule 1, les contrats exigent qu’un membre de la direction d’une écurie ne puisse travailler pour une équipe rivale pendant un temps dépendant de l’indemnité versée – période baptisée le «gardening leave» (temps de jardinage), prévue pour éviter que les secrets d’une équipe ne soient exploités par des adversaires.
Christian Horner, en théorie, ne devrait donc pas pouvoir revenir dans une autre équipe avant plusieurs mois. Mais à Singapour, à en croire les rumeurs du paddock, il aurait accepté de ne pas percevoir l’intégralité de son indemnité de départ – il aurait tout de même touché 100 millions de dollars – en échange de la possibilité de revenir immédiatement dans le paddock.

Chez Red Bull, Christian Horner a glané huit titres mondiaux grâce à Sebastian Vettel et Max Verstappen.
IMAGO/PsnewZ
Il semble que son amour-propre ait été gravement affecté par son licenciement, et qu’il veuille revenir à tout prix à la direction d’une écurie. Jeudi, Ayao Komatsu, le patron de l’équipe Haas, a révélé que le Britannique a appelé Gene Haas, son propriétaire, pour négocier son arrivée, proposant même d’acquérir une partie des actions de Haas. Refus net.
Christian Horner a fait de même avec les autres écuries – sauf Mercedes (Toto Wolff étant son meilleur ennemi) et Williams.
«Christian appelle tous les patrons d’écurie»
«Il semble que Christian est en train d’appeler tous les patrons d’écurie en ce moment», s’amuse Andy Cowell, qui dirige l’écurie Aston Martin. Avant d’ajouter qu’il n’y a pas non plus de place pour l’ex-patron de Red Bull au sein de son écurie. Ni ailleurs, d’ailleurs. «Je sais qu’il a parlé à Flavio (ndlr: Briatore, qui préside l’écurie Alpine), mais je ne sais pas ce qu’ils se sont dit», ajoute Steve Nielsen, le tout nouveau directeur de l’écurie française.
Pour l’instant, en dépit des dizaines de millions qu’il semble prêt à investir, personne ne semble intéressé par les services de Christian Horner. Sa dernière idée? Monter une nouvelle équipe en partant de zéro, et s’aligner en 2027. Un défi colossal pour lequel le Britannique cherche des financements. Difficile de quitter la F1 quand on y a goûté pendant vingt ans.