Horrible et triste drame à Châtillon (Hauts-de-Seine), dans une structure accueillant des personnes souffrant d’autisme. Une jeune femme de 26 ans a arraché un œil d’un autre pensionnaire dans la nuit de samedi à dimanche. Pour un motif futile, vraisemblablement lié à l’utilisation d’une banquette. Même s’il est encore trop tôt pour déterminer le déclenchement de cette crise de violence et pour retracer le déroulement précis des événements.
À ce stade, il ressort des premières constatations et des premiers éléments d’enquête que deux personnes séjournant à la Maison d’accueil spécialisée La Fontaine, à Châtillon, se seraient d’abord opposées lors d’une dispute dans l’après-midi. Comme tous les pensionnaires de cet établissement, chacun a sa chambre et les uns et les autres peuvent se retrouver dans des espaces communs.
C’est justement dans un de ces espaces communs qu’après ce premier épisode, une deuxième dispute a éclaté dans la nuit. Avant que la querelle ne se mue en grande violence. C’est alors que jeune femme aurait alors tenté d’arracher l’œil. Avec ses mains, croit savoir un proche de l’affaire.
« Épisode très traumatique »
L’équipe de veille de nuit de la structure est intervenue, avant que les pompiers ne procèdent aux premiers soins, pour conduire très rapidement la victime, un jeune homme, dans un service hospitalier d’urgences ophtalmiques. « Il a pu être opéré et l’intervention s’est bien passée », assure une autre source.
Quant à celle qui l’a agressé, elle a été placée en garde à vue vers 5 heures du matin. Mais la mesure a été levée pour « incompatibilité en vue d’une hospitalisation », indique le parquet de Nanterre.
L’enquête est confiée au commissariat de Montrouge, dont dépend Châtillon. Il s’agira en premier lieu de retracer les circonstances de l’agression commise derrière les murs de cette structure dépendant de la Fondation des Amis de l’atelier, et qui accueille une cinquantaine de personnes, toutes adultes, en « hébergement permanent ». Contacté, la direction de l’établissement annonce la mise en place, ce lundi, d’une cellule d’écoute après cet épisode « très traumatique ».