Publié le
9 oct. 2025 à 14h18
À Toulouse, l’édition 2025 du Festival Polars du Sud est placée sous le signe de l’humour. Pas bête. Le polar a toujours réservé une place de choix au sourire, au rire, à la franche déconnade comme à l’humour noir.
Crime et rire font bon ménage : ce ne sont pas les inconditionnels de Frédéric Dard, Ned Crabb ou Krasten Dusse qui nous contrediraient. Et encore moins Michèle Pedinielli. Autrice de polars irrigués par la politique – ses origines sont corses et italiennes, ceci explique peut-être cela -, Michèle Pedinielli se dit » très émue » d’être la marraine de cette 17e édition de Toulouse Polars du sud – aux côtés de Valerio Varesi, qui en sera le parrain.
Michèle Pedinielli, marraine du festival
« C’est grâce à Polars du Sud que je me suis lancée dans l’écriture, confie-t-elle. En 2015, j’ai reçu le prix Thierry Jonquet de la nouvelle et cela m’a encouragée à écrire de la fiction. J’ai écrit mon premier Boccanerra [son personnage fétiche, NDLR] et ils m’ont souvent invitée par la suite, me décernant au passage le prix France Bleu du polar pour La patience de l’immortelle. C’est dire si je suis émue de revenir, en tant que marraine, dans ce festival où ce sont les rencontres qui en font un salon littéraire si formidable et qui irrigue tout le territoire. Je vais retrouver les copains, y compris les Toulousains comme Pascal Dessaint, Céline Denjean, Gabrielle Massat, Serge Nicolo... «
Un festival de polars… sous le signe de l’humour !
Si ses livres sont nourris par une forte pensée politique – elle a notamment été marquée par l’Italie des « années de plomb », qui servent de décor à l’excellent Sans collier -, Michèle Pedinielli accueille avec joie cette thématique de l’humour.
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« Le polar parle de nos villes, de nos pays, de nos familles, il gratte là où ça fait mal et l’humour peut aider, comme un bouclier, à se protéger du monde tel qu’il ne va… pas. Le rire désamorce, il est salutaire, il s’attaque aux puissants. Les auteurs qui le manient avec talent, comme Jacky Schwartzmann, Sophie Henaff ou encore Pascale Dietrich parlent de choses très sérieuses… mais pas sérieusement ! Certains polars m’ont fait hurler de rire, alors qu’ils traitaient de choses glaçantes : Châtiment de Percival Everett, Le lézard lubrique de Melancholy Cove et L’Agneau de Christopher Moore… »
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De nombreux auteurs présents
De nombreuses animations littéraires donneront le « la » de cette nouvelle plongée dans le polar d’aujourd’hui sur plus de 70 sites d’Occitanie, notamment au Muséum où Benoît Séverac a concocté une enquête (il n’est pas impossible que « les masques tombent »…). C’est toutefois à l’intérieur de la librairie La Renaissance et sous le chapiteau qui le jouxte que le public ira à la rencontre des auteurs d’ici ou d’ailleurs.
Comme chaque année, la liste donne le vertige : Johana Gustawsson, Frédéric Paulin, Marin Ledun, Jérôme Leroy, Mark Haskell Smith, Carlos Salem, Victor Del Arbol et tant d’autres. Cette année, comme toutes les années, on va frémir et dévorer des livres captivants. Et en plus, on va rire !
Yves GABAY
Du vendredi 10 au dimanche 12 octobre, au Forum de la Renaissance (rue Georges Vivent). Entrée gratuite. Plus d’infos sur le site du festival.
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