Par
Romaric Larue
Publié le
11 oct. 2025 à 6h44
Trois ans après, un nouvel exploit est-il possible ? Après avoir éliminé Le Havre, alors en tête de Ligue 2, en 2022, l’US Alençon devra faire tomber un autre gros poisson, samedi 11 octobre 2025, pour poursuivre sa route en Coupe de France. Le club ornais recevra l’historique FC Rouen, semi-professionnel et pensionnaire de National.
Meilleur adversaire possible
C’est simple : pour ce cinquième tour, synonyme d’entrée en lice des formations de N1, les hommes de Vincent Laigneau ont hérité du « meilleur adversaire » sur le papier. Le FCR est leader de son championnat et reste sur trois victoires d’affilée. « C’est un tirage très difficile, comme au tour précédent », reconnaît Vincent Laigneau, l’entraîneur de l’US Alençon, alors que son équipe s’était défaite de Vire, premier de sa poule de N3, à l’extérieur (1-2). « On pensait passer à travers les mailles du filet. Il y a un peu de déception, on veut faire un parcours. Ce tirage est digne d’un 7e ou 8e tour. »
Mais la déception a laissé place à de « l’envie » et de la « satisfaction » de disputer une telle affiche à la maison. Malgré les deux divisions d’écart, l’espoir est de mise. « On sera à 200 %. C’est un énorme défi, que l’on prépare avec détermination. Les garçons vont donner le meilleur d’eux-mêmes contre Rouen, une équipe solide, concentrée et efficace », poursuit le coach alençonnais.
De son côté, l’US Alençon, victorieuse de Vire au tour précédent, occupe la 11e place de son groupe « breton » de N3. Arthur Duval et ses coéquipiers ont, en cinq matchs, affronté quatre réserves de club professionnel et viennent d’enregistrer un revers (très) frustrant à Guingamp.
L’historique
Dans la dernière décennie, l’US Alençon a déjà croisé la route du FC Rouen. Les deux équipes partageaient la même poule de National 3 en 2017-2018 et 2018-2019. Bilan : deux victoires partout. Avec, toujours, un succès de l’équipe à domicile. Jamais deux sans trois à Jacques-Fould ?
« Un autre contexte » selon le coach
Il faudra soulever des montagnes pour s’en sortir. Mais le club y est déjà parvenu. Vincent Laigneau se trouvait sur le banc quand, au bout d’une insoutenable séance de tirs au but, l’US Alençon avait sorti le HAC. Des cadres de l’équipe, comme les frères El Hamdaoui, Amaury Tessier, Nathan Laigneau ou encore Joachim Lepage, étaient sur la pelouse. « Ce qui s’est passé il y a trois ans, c’était il y a trois ans », tempère Vincent Laigneau.
C’est un autre groupe, un autre contexte. Si les joueurs présents repensent au Havre, ils savent comment on avait joué, gagné et peuvent faire passer le message au vestiaire. Mais tous les matchs sont différents.
Vincent Laigneau
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Le technicien ornais note un facteur qui pourrait être décisif : l’appuie du 12e homme. En 2022, l’USA avait été portée par ses supporters. « On ne s’attendait pas à battre Le Havre et le public nous avait bluffés. Si les joueurs jouent à fond et que le public suit, ça peut galvaniser l’équipe et nous aider », estime Vincent Laigneau.
Match : US Alençon – FC Rouen, samedi 11 octobre à 18 h, stade Jacques-Fould.
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