Il a eu droit à sa musique spéciale et à son propre tour de piste. Ce samedi à la Halle Tony-Garnier, l’acteur et réalisateur américain Sean Penn a été traité comme une star lors de la soirée d’ouverture du Festival Lumière.

Clin d’œil à Bruce Springsteen

Sur le riff de guitare de l’épique Glory days de Bruce Springsteen, l’artiste a foulé le tapis rouge en dernier avant de déambuler sobrement dans les travées d’une salle remplie de 5 000 personnes. Le clin d’œil au Boss ne doit rien au hasard : le biopic Springsteen : Deliver Me from Nowhere sera projeté ce dimanche en avant-première lors du festival (en présence de son acteur principal Jeremy Allen White et de son réalisateur Scott Cooper, qui ont assisté ce samedi à la cérémonie d’ouverture). Et Thierry Frémaux, le directeur de l’Institut Lumière et du festival, est un grand fan du chanteur de Born in the USA devant l’éternel.

Avant Sean Penn, présent à Lyon pendant plusieurs jours, un joli cortège de personnalités du cinéma avait fait son apparition sur scène : les autres invités d’honneur de cette 17 e édition (les actrices Shu Qi et Dominique Blanc), des comédien(ne)s (Kad Merad, Franck Dubosc, Sabine Azéma, Manu Payet, Elsa Zylberstein…), des réalisateurs (Costa Gavras, Gustave Kervern, Lisa Azuelos, Christian Carion…), des fidèles (Laurent Gerra).

Hommage à Cardinale et Redford

Tous ont pu se délecter d’un montage projeté sur l’immense écran de la Halle, synthétisant avec maestria 130 ans de cinématographe, depuis l’exploit lyonnais inaugural de Louis Lumière jusqu’à Avatar. Avec au passage quelques hommages très applaudis aux grands du septième art disparu cette année, de Claudia Cardinale à Robert Redford.

Magie du cinéma

Le mot de la fin est revenu à Sean Penn, appelé à évoquer le film projeté en ouverture : Vol au-dessus d’un nid de Coucou (1975) réalisé par un ancien Prix Lumière, Milos Forman, avec un acteur que Sean Penn connaît très bien : Jack Nicholson.

« Joachim Trier (ndlr un réalisateur invité du festival) m’avait dit à quel point c’était énorme ici mais je ne savais pas que c’était à ce point-là », a d’abord témoigné l’acteur. « J’ai beaucoup entendu mon nom ce soir, heureusement il y a Vol au-dessus d’un nid de coucou qui passe et tout d’un coup je vais retrouver mon humilité. L’un des moments les plus magiques de ma vie au cinéma, c’est quand j’ai vu ce film pour la première fois. »

Avec ses 150 films et plus de 400 séances prévues pendant plus d’une semaine et un prix Lumière destiné à Michael Mann, la 17 e édition du festival Lumière est bien partie pour célébrer dignement les « jours de gloire » du cinéma.

Festival Lumière. Jusqu’au 19 octobre. www.festival-lumiere.org