Après « Le cadavre du parc » et « Drame sur le bolong », Lucienne Kaminski, correspondante de notre titre signe « La ch’tite Pologne ». Enquête dans une belle région du nord de la France.
Depuis toujours, l’écriture c’est sa passion. Adolescente déjà, Lucienne Kaminski aimait prendre la plume pour écrire des nouvelles ou encore des poèmes, nourrissant le rêve secret d’écrire un jour un ouvrage. Dans un tout autre style, depuis 2005, déjà vingt ans, elle collabore avec la Dépêche du Midi comme correspondante. Correspondante de sa commune, Villasavary, de Castelnaudary aussi où elle a des activités associatives. Les occasions ne lui ont pas manqué de réaliser des interviews d’auteurs locaux qui eux, s’étaient lancés dans la rédaction d’un ouvrage au point qu’elle s’est dit : « Et si, moi aussi, j’osais ? ».
« Le cadavre du parc » a été son tout premier roman. Un policier qu’elle situe en terres audoises entre Narbonne et Castelnaudary ! Louise, une adolescente de 16 ans sera son héroïne. En même temps qu’une intrigue, elle travaille le portrait de cette jeune fille introvertie, tourmentée, parce que mal aimée par ses parents, mais aussi celui de son entourage. Le coup d’essai est un coup de maître avec un joli succès à la clé pour ce premier opus qui du coup, est suivi d’un second tome « Drame sur le bolong » .
Cette fois, Lucienne emmène sa Louise au Sénégal, dans une région qu’elle-même connaît bien pour y être allée à plusieurs reprises et y avoir des attaches, des liens forts : la Casamance. Là, l’auteur, au-delà de l’intrigue policière nous fait découvrir les valeurs de tolérance du peuple Diola qui y vit, les traditions ancestrales de cette région verdoyante d’Afrique, ses bolongs, ces bras de mers dont l’eau salée se mêle à celle des cours d’eau et se perdent dans la mangrove. Elle le fait avec un regard juste, plein d’affection mais lucide aussi. Dépaysement assuré avec ce second roman qui nous fait participer au boukout, une cérémonie initiatique diola, théâtre de cette seconde enquête policière !
Et voici à présent, un troisième ouvrage, « La Ch’tite Pologne, L’oubliée de la mine » situé cette fois dans le Nord de la France, à Lille. Louise qui a grandi, elle a, à présent 18 ans, y vient pour un séjour dans sa famille maternelle et emmène avec elle ces policiers audois devenus ses amis au fil de ses aventures parce qu’émus par cette jeune fille. Au fil de ses recherches, Lucienne tombe sous le charme de cette région du Nord. Lille, capitale culturelle européenne, ville magnifique de tradition avec son riche passé la passionne. Le récit d’enquête policière est au cœur même de cette histoire liée au passé minier des Hauts-de-France, à ces immigrés polonais qui, dans les années 1920, sont venus y travailler. L’occasion pour l’auteur de les raconter mais aussi et surtout d’évoquer ces femmes, ouvrières oubliées qui, elle aussi, travaillaient à la mine. Le récit est extrêmement bien documenté, captivant et l’équilibre entre enquête policière et références historiques absolument parfait. L’auteur a fouillé, abouti les caractères de ses personnages principaux qui suivent Louise depuis le début. En s’intéressant aux traditions de cette région que l’on connaît finalement mal dans notre Midi si ce n’est par les livres d’Histoire, elle la fait découvrir à ses lecteurs avec humour, émotion… et une enquête bien ficelée !
On peut rencontrer Lucienne dans divers salons du livre ou la contacter au 06 72 55 92 07.