L’ONUSIDA alerte sur la baisse des financements internationaux dans la lutte contre le VIH.
Denis Balibouse / REUTERS

DÉCRYPTAGE – Alors que Paris accueille cette semaine la 20e Conférence européenne sur le sida, les progrès thérapeutiques font naître de grands espoirs, mais la baisse des financements internationaux menace cet objectif historique.

À l’occasion de la 20e Conférence européenne sur le sida, qui se tient du 15 au 18 octobre à Paris, l’objectif fixé par l’ONU d’éliminer l’épidémie de VIH d’ici 2030 a été remis au centre des discussions. Pour le professeur Yazdan Yazdanpanah, chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Bichat, et directeur de l’ANRS – Maladies infectieuses émergentes (ANRS-MIE), il faut d’abord clarifier l’ambition de 2030 : « On ne parle pas d’éradiquer le virus lui-même. Il y a quarante millions de personnes vivant avec le VIH, mais d’éradiquer sa transmission. »

Les progrès scientifiques rendent cette perspective crédible. « Nous avons aujourd’hui l’ensemble des outils nécessaires » assure le Pr Yazdanpanah. La tendance majeure ? Des traitements à injections avec une action de plusieurs mois. Un des derniers en date, le rétrovirus lénacapavir n’a besoin que de deux injections par an. Il est déjà utilisé en traitement et est particulièrement intéressant pour…

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Le Figaro

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