Ils sont dix prévenus mais les regards se tournent tous vers la « figure du banditisme strasbourgeois », historiquement implantée avec sa famille dans le quartier de l’Aéropostale à Strasbourg, Philippe Gasparini.

Transféré de la prison de Beauvais et de son quartier d’isolement pour le procès, ce gaillard de 38 ans, barbe méticuleusement rasée, est escorté par les équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS), unités d’élite de l’administration pénitentiaire. Le Marseillais de naissance avait tenté de s’évader de façon spectaculaire en 2017 en forçant les grilles d’enceinte du centre de détention d’Oermingen, en Alsace Bossue, à l’aide d’un véhicule bélier. Le tribunal correctionnel de Saverne l’avait condamné à deux ans de prison ferme. En 2019, il avait récidivé.

Condamné pour trafic d’héroïne, vols ou encore importation armée de stupéfiants en Allemagne, le…