“Après trois ans de discussions, de négociations et de concessions, l’UE en a eu assez”, résume Politico. Trois ans après le début de l’invasion de l’Ukraine, les Vingt-Sept vont mettre fin à leur dépendance au gaz russe. Lundi 20 octobre, les ministres de l’Énergie des pays de l’Union se sont entendus sur une interdiction des importations de gaz russe – qu’il soit liquéfié ou transporté par pipeline. Bruxelles prévoit une sortie progressive : les contrats à court terme signés avant juin 2025 resteront valides jusqu’en juin 2026, et les contrats à long terme jusqu’au 1er janvier 2028.
Ce plan avait besoin d’obtenir une majorité qualifiée et n’a pas été voté à l’unanimité. La Hongrie et la Slovaquie, très dépendantes des importations de gaz russes, s’y sont opposées.
La BBC Russie précise que la mesure concerne aussi le transit de gaz russe par l’Union européenne vers des pays tiers. Un tournant historique, selon la version russophone du diffuseur britannique, pour qui “le gaz était le seul produit énergétique russe encore épargné par les sanctions”. D’après les chiffres du Conseil européen, la part du gaz russe dans les importations de l’UE est passée de 45 % avant le déclenchement de la guerre en Ukraine à 13 % aujourd’hui. Mais cette dépendance résiduelle représente encore plu