Bon, Ducati est titré en pilote, en constructeur, en team, ils ont quand même raté le WSBK et sont loin d’avoir fait leurs preuves en Motocross. Cela dit, cette année, c’est encore eux les patrons. Et les résultats sans Ducati que l’on voit tomber depuis l’Indonésie sont le fait de la blessure de Marquez. Ceci donné, quand même, l’Australie, où Ducati factory présentait deux motos dont une inexistante pour cause de crise ultra-existentielle de Bagnaia, n’a pas de moto en première grille, pas non plus en top cinq, Alex Marquez, leur meilleur pilote, part six. A l’arrivée, grâce à une course d’anthologie de Diggia, un seul podium sur deux courses. Maigre bilan, tronche de Dall’Igna et Tardozzi qui ne parlent pas à la presse et pas non plus à Bagnaia d’ailleurs. Cela-dit, il est connu des managers que quand un pilote rate une course et rentre la tête basse au stand, il faut le laisser dans sa tour d’ivoire et ne pas approcher à moins d’un km ! Alors cette poussée extrême d’Aprilia, deux fois double podium, a des raisons sportives explicables. D’abord on l’a vu peu de monde chez Ducati. Ensuite, pas de Bezzecchi non plus, puni de deux long laps en GP mais il parvient à revenir trois en passant un Alex Marquez très dépité au dernier tour. Pourtant, sur le papier, Aprilia n’était pas le premier choix pour aller défier la stature Ducati.