Virginie Amieux, nouvelle présidente nationale du CCFD Terre solidaire depuis un an a passé 2 jours en Alsace à la rencontre du diocèse de Strasbourg.

Vendredi  17 octobre, elle a pu rencontrer l’archevêque et l’équipe régionale et avoir un échange avec une quinzaine de membres des mouvements et services d’Eglise et Agathe Wurtz, déléguée diocésaine aux MSE. Une belle occasion de rappeler la place importante de la collégialité des mouvements dans la gouvernance du CCFD Terre solidaire puisqu’ils représentent 50 % des membres du Conseil d’administration, les autres étant des représentants des régions.

« La collégialité c’est la base du CCFD-Terre Solidaire depuis sa création en 1961 où les mouvements comme l’Action Catholique, les Scouts, CVX… se sont réunis pour s’engager ensemble à agir contre les causes de la faim. Aujourd’hui encore, le CCFD-Terre Solidaire est composé de 29 mouvements et services d’Eglise et cherche à rejoindre ces mouvements pour faire vivre la dimension internationale. Tout est lié. Nos modes de consommation, notre agriculture, notre transition écologique doit prendre en compte la dimension internationale ».

La rencontre avec l’archevêque a permis à la Présidente du CCFD-Terre Solidaire de mesurer l’engagement du Diocèse pour la Solidarité Internationale. Depuis 2009, une convention lie le CCFD-Terre Solidaire et le diocèse afin d’œuvrer pour faire vivre Solidarité Internationale au sein des communautés Catholique, former les acteurs de l’Eglise et notamment les prêtres africains aux fondements des actions du CCFD-Terre Solidaire et à notre vision du développement. Elle devrait cette année encore être renouvelée.

Samedi 18, Virginie Amieux a participé à l’assemblée régionale du CCFD à Colmar en livrant des messages forts à la cinquantaine de bénévoles de tout le diocèse :

« Dans notre mission sociale pour la Solidarité Internationale, nous avons comme boussole la doctrine sociale de l’Eglise : dignité, bien commun, subsidiarité, option préférentielle pour les pauvres. Autant d’enjeux que notre Pape Léon nous rappelle dans sa dernière Exhortation Apostolique « Dilexi te – Je t’ai aimé ».

Au moment où les crises se multiplient, et où l’on se demande si l’homme n’est pas oublié par les dirigeants du monde, notre priorité doit être le respect de tous et toutes quel que soit son pays ou son statut social. Dans un monde très fracturé, nous devons être capables de fraternité. Il est essentiel d’affirmer que l’autre fait partie de notre destin commun ». Comme le rappelle Léon 14, la foi n’est pas dissociable d’un acte de solidarité avec les plus pauvres.

Notre objectif au CCFD-Terre Solidaire, c’est d’agir là où commence la faim. Encore aujourd’hui 670 Millions de personnes dans le monde souffrent de la faim (un chiffre en croissance) et en France 16 % disent ne pas manger à leur faim. Nous ne faisons pas de distribution alimentaire mais travaillons sur les causes structurelles de la faim, ce qui nous engage sur 4 thématiques : La souveraineté Alimentaire, La justice économique, la paix et le vivre ensemble et les migrations internationales. C’est en travaillant sur ces 4 enjeux que nous ferons reculer la faim et avancer la dignité de chacun »

Vous avez rencontré beaucoup d’alsaciens, quel message pour notre diocèse ?

« Continuez à être porteurs d’Espérance en vous engageant pour la Solidarité Internationale. S’engager pour la Solidarité Internationale c’est construire la Paix, lutter contre les fractures de nos sociétés et sauvegarder notre maison commune !

Je salue l’engagement du diocèse qui met à disposition du temps de coopérateurs pastoraux pour accompagner les missions du CCFD-Terre solidaire.

C’est essentiel pour qu’ensemble nous construisions un monde où la solidarité n’est pas une variable d’ajustement mais un ciment pour notre humanité commune. »

Merci à Virginie  pour ce message fort que nous essaierons chacune et chacun  de relayer dans tout le diocèse.

Propos recueillis par Bernard Klingelschmidt