Une nouvelle ère s’ouvre pour la fondation Cartier ! L’adresse iconique du boulevard Raspail (dans le 14e arrondissement), avec son immeuble de verre cerné de verdure, appartient désormais à l’histoire : l’institution quadragénaire s’installe au cœur de la capitale. Événement de la rentrée et prémices d’une transformation de l’écosystème artistique du quartier, qui attire de plus en plus de galeries. Ses voisins directs : le Louvre et le Palais-Royal.

Voilà donc la fondation qui s’implante, à deux pas de la rue de Valois (où siège le ministère de la Culture) et pas loin de la Bourse de Commerce, sur un site historique à la noble façade, longue de 150 mètres. Édifié en 1855 à l’occasion de l’Exposition universelle, le bâtiment bien connu des Parisiens a d’abord été occupé par les Grands Magasins du Louvre, puis par le Louvre des antiquaires à partir de 1978. Pour le métamorphoser, la fondation Cartier a fait appel à son fidèle complice Jean Nouvel, déjà auteur du bâtiment de Raspail.

Un bâtiment tout en transparence

Depuis des années, les rues de Rivoli et de Saint-Honoré qui encadrent le site vrombissaient de marteaux-piqueurs et d’engins de chantier. Le 25 octobre, le mastodonte en pierres de taille sera prêt à accueillir œuvres et visiteurs. L’architecte en a laissé l’épiderme quasi intact, le dotant de larges baies vitrées. Mais il a fait table rase des espaces intérieurs pour retrouver les volumes originels : c’en est fini du labyrinthe d’étages et d’étals. Les 8 500 mètres carrés s’articulent désormais autour d’un grand vide central, doté de cinq plateformes mobiles de 1 200 mètres carrés, qui permettent mille et une configurations. À chaque projet, ils pourront se réinventer.

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