Rien ne va plus chez Alpine F1. En pleine
crise de résultats et déjà tournée vers 2026, l’écurie française
semble avoir tiré un trait sur la saison actuelle.
Pierre Gasly vit sans doute l’un des passages les plus
frustrants de sa carrière en Formule 1. Depuis sa
dixième place au Grand Prix de Belgique, le Français n’a plus
inscrit le moindre point. L’Alpine A525, dépassée
technologiquement, végète régulièrement en fond de peloton, que ce
soit en qualifications ou en course.
Avec 26 points de retard sur Haas et une dernière place au
championnat constructeurs, Alpine touche le fond. Et le plus
inquiétant, c’est qu’aucune évolution n’est prévue d’ici la fin de
la saison.
Conscient de cette réalité, Gasly ne cache pas son
agacement.
« Je suis réaliste sur la situation, mais je veux au moins
sentir que nous exploitons le maximum de ce que nous avons. Ce
n’est pas le cas depuis trois courses » a-t-il confié avant le
Grand Prix du Mexique.
« Les standards doivent être plus élevés »
Face à cette situation morose, le pilote français a lancé un
message fort à son équipe : il faut retrouver l’exigence et la
rigueur qui font la différence en F1.
« Mon objectif, c’est que les normes soient au plus haut pour
les dernières courses, afin que nous soyons prêts pour 2026. J’ai
de grandes attentes vis-à-vis de l’équipe, et ils le
savent. »
Gasly ne veut plus d’excuses. L’arrivée des nouvelles
réglementations ne doit pas servir de prétexte pour relâcher les
efforts.
« Je me fiche des règles 2026 pour l’instant. Ce que je veux,
c’est me battre à nouveau dans le peloton. Être 17ème chaque
week-end n’a rien d’amusant. »
Un discours franc, qui traduit la frustration d’un pilote
déterminé à ramener Alpine vers le haut du tableau.
Une restructuration en profondeur déjà en marche
Malgré la tempête sportive, Alpine prépare activement son grand
virage pour la saison F1 2026. La marque du groupe Renault
abandonnera son propre moteur pour adopter les blocs Mercedes, un
changement majeur censé relancer la dynamique de performance.
À cela s’ajoutent plusieurs recrutements stratégiques et une
refonte complète des processus internes. Des transformations qui,
selon Gasly, placent enfin l’équipe dans une position
prometteuse.
« C’est la meilleure opportunité que nous ayons eue depuis
deux ans. Avec le changement de motoriste et toutes les nouvelles
personnes arrivées, quelque chose de solide est en train de se
construire. »
En terminant dernière du classement F1, Alpine bénéficie aussi
d’un temps de soufflerie supplémentaire, un avantage non
négligeable dans le développement de sa future monoplace.
« Sur le papier, cela nous donne un avantage sur nos rivaux.
Si nous utilisons correctement ces ressources, nous pourrons
revenir plus forts dès l’an prochain. »
Gasly veut voir des actes, pas des discours
Alors qu’Alpine traverse une crise identitaire, Pierre Gasly
refuse de se contenter de promesses. Son message est clair :
l’équipe doit retrouver de l’ambition, de la discipline et de la
fierté.
Le Français croit toujours au potentiel du projet, mais il
prévient : sans un changement d’attitude immédiat, la renaissance
d’Alpine pourrait encore attendre.
« Je suis prêt mentalement. Je travaille pour être devant,
pas pour subir. À nous de prouver que 2026 ne sera pas juste un
nouveau départ, mais le bon. »