La démonstration de Lando Norris et le fantastique résultat d’Ollie Bearman, mais aussi la stratégie étrange de Mercedes et les points perdus d’Oscar Piastri, retrouvez les tops et les flops du GP du Mexique.
TOPS
La prise de pouvoir de Norris
Lando Norris a tutoyé le week-end parfait. Le Britannique avait assommé le plateau, samedi, avec une pole position repoussant la concurrence à trois dixièmes. Dimanche, il a parfaitement géré le départ et est sorti en tête du premier virage, où on lui prédisait l’enfer, et les autres ne l’ont plus revu. Il a rapidement collé cinq puis dix et enfin vingt secondes à Leclerc. Quand il s’est arrêté après trente tours pour passer aux mediums, le Britannique n’a même pas perdu la tête tant son avance était énorme. Au-dessus du lot à Mexico, Norris s’est imposé avec 30 secondes d’avance sur Leclerc, en gérant les vingt derniers tours. Impressionnant. Il était arrivé au Mexique avec 14 points de retard sur Piastri et repart d’Amérique Latine avec un point d’avance sur son coéquipier. Il est désormais leader au classement du championnat à quatre courses de la fin.
Le dimanche de rêve de Bearman
Neuvième sur la grille, Ollie Bearman a réalisé un dimanche de rêve. Le pilote Haas est passé entre les gouttes du premier virage où les incidents ont été nombreux. Le rookie s’est rapidement retrouvé cinquième devant les Mercedes et a profité de la bataille entre Verstappen et Hamilton au tour 6 pour se faufiler entre la Ferrari et la Red Bull. Longtemps quatrième puis troisième, le Britannique a cru au podium, mais sa stratégie à deux arrêts l’a empêché de batailler avec Verstappen. En revanche, il a tenu en respect la Mercedes de Russell puis la McLaren de Piastri avec sa Haas pour terminer 4e et signer son meilleur résultat de sa jeune carrière. Et avec la neuvième place d’Esteban Ocon, Haas marque 14 points et égale son meilleur week-end avec la Chine.
Verstappen limite la casse
Le Néerlandais a parfois mélangé Formule 1 et rallye-raid, mais quelle course encore pour Verstappen. Cinquième sur la grille, le Batave, pourtant en mediums, est celui qui a le mieux réussi son envol. Le quadruple champion du monde en titre a failli s’offrir les deux Ferrari mais a dû partir au large et rendre des positions. Alors quatrième, il s’est ensuite chamaillé avec Hamilton, pénalisé de dix secondes. Cinquième avec une voiture qui avait des airs de tondeuse à gazon géante après dix tours tant la Red Bull avait coupé les virages, sans être pénalisée, Verstappen opta pour la stratégie à un seul arrêt et cela fut payant. Son deuxième relais en tendres le propulsa 3e et il aurait pu finir deuxième si la voiture de sécurité virtuelle n’était pas intervenue à deux tours de la fin alors qu’il était collé à Leclerc. Verstappen limite la casse et repart du Mexique avec désormais 36 points de retard sur Norris. Nul doute qu’il aurait signé pour ce scénario dimanche matin.
FLOPS
Mercedes passe à côté
Sixième et septième, Mercedes attendait autre chose à Mexico. Les voitures argentées se sont perdues à mi-course lorsqu’elles chassaient Bearman. Russell était bloqué par Antonelli et réclamait que son coéquipier le laisse passer pour attaquer la Haas. La décision a mis du temps à venir et de grandes discussions, assez chaudes, se sont engagées par radio. Finalement, Antonelli a laissé passer Russell mais ce dernier n’est jamais revenu sur Bearman et au final, Verstappen et Piastri en ont profité aussi faisant reculer les Mercedes. Une mauvaise stratégie d’équipe ici et il est bon de souligner que Toto Wolff, l’habituel grand patron de la marque allemande, était absent ce week-end. Peut-être pas un hasard.
Piastri continue de perdre des plumes
Il était arrivé au Mexique en leader du championnat avec 14 points d’avance sur Norris mais l’Australien a souffert tout le week-end alors que son coéquipier s’est baladé à Mexico. Septième sur la grille, Oscar Piastri a rapidement perdu deux places et a longtemps klaxonné dans le peloton derrière Tsunoda ou encore les Mercedes. Sur une stratégie à deux arrêts, Piastri a retrouvé du rythme en fin de course avec les tendres pour doubler Russell mais il a buté sur la Haas de Bearman. Il ne marque que dix points et confirme sa chute depuis maintenant presque deux mois. À tel point qu’il n’est plus leader du championnat puisque Norris lui a ravi le trône pour un point.
Hadjar forcément déçu
Il avait déclaré qu’il n’aimait pas vraiment ce tracé mais avec sa Q3, samedi, et sa huitième place sur la grille, Isack Hadjar espérait finir dans le top 10. Le Français a finalement connu une course difficile. Il a perdu quelques places au départ mais il était encore dans la zone des points. Parti en mediums et sur une stratégie à un arrêt, Hadjar a souffert avec les tendres dans la deuxième partie de course et ne termine que 13e. Très déçu à l’issue de la course, Hadjar reste sur trois week-ends délicats.