Par
Sarah Coulet
Publié le
24 avr. 2025 à 15h20
Les sapeurs-pompiers n’ont rien pu faire. Mercredi 23 avril 2025, Adrian B., est décédé dans la cellule de dégrisement dans laquelle il avait été placé en fin d’après-midi. Quelques heures plus tard, les policiers du commissariat du 18e arrondissement l’ont retrouvé inanimé, a appris actu Paris auprès du parquet, confirmant une information du Parisien.
Un suivi en hépatologie
La victime, née en Roumanie en octobre 1983, a été prise en charge par les forces de l’ordre dans la rue Doudeauville pour « ivresse publique et manifeste », à 18h25, retrace le magistère public. Conduit à l’hôpital Bichat, le personnel soignant rédige « un bulletin de non-admission et un certificat de compatibilité avec une mesure de garde à vue (mesure dont il ne faisait d’ailleurs pas l’objet) ».
D’après les premiers éléments de l’enquête, il aurait été ramené au commissariat d’arrondissement à 20h10. Là, en raison de son alcoolisation, les policiers l’auraient placé en position latérale de sécurité dans une cellule de dégrisement munie de caméras.
Toujours selon les éléments du parquet, des rondes auraient été effectuées toutes les demi-heures jusqu’à ce qu’à 22h15, le chef de poste se rende compte que « l’individu ne ronflait plus et semblait en arrêt cardio-respiratoire ». Le policier lui aurait alors prodigué un massage et fait usage du défibrillateur. Quinze minutes plus tard, les sapeurs-pompiers sont intervenus. Malgré leurs efforts, ils n’ont pas réussi à le réanimer et son décès a été déclaré.
À noter qu’aucune trace de blessure n’a été constatée sur le corps. Dans ses poches, des documents médicaux faisant état d’un suivi en hépatologie et la prise de méthadone et de diazépam.
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