RÉCIT – David avait mis toute sa détermination rageuse à franchir une à une les étapes d’admission à l’Académie. Une fois reçu, il donna libre cours à ses critiques contre l’institution et en devint le plus farouche opposant.

Cet article est issu du Figaro Hors-Série « David, un monde nouveau », publié à l’occasion de la magistrale exposition «David« au musée du Louvre. Découvrez la vie et l’œuvre du peintre de la Révolution et de l’Empire, dans les tourmentes de l’Histoire.

«David, un monde nouveau».
Le Figaro hors-série

Invité par une lettre de l’Académie de peinture datée du 8 floréal an I à y reprendre le cours qu’il y donnait, David accompagna son refus le même jour, 27 avril 1793, par ces mots : « Je fus autrefois de l’Académie. » Ce passé simple suggère du dédain pour un état qui n’aurait pas duré et aurait vite été regretté. C’est un mensonge : le peintre avait voulu l’Académie avec rage, et longtemps.

Après avoir fréquenté l’Académie de Saint-Luc où il avait appris le dessin, il fut présenté à 16 ans, en 1764, à François Boucher, cousin germain de sa grand-mère maternelle et sur le point de devenir Premier peintre du roi Louis XV, qui le confia à un bon maître, Joseph-Marie Vien. Celui-ci le prépara à l’Académie royale de peinture…

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