Construit en 1913 et inauguré en 1914, le crématorium de la Ville de Lyon, l’un des plus anciens de France, fait l’objet d’une importante restauration.
L’édifice, conçu par l’architecte Étienne Curny sous l’impulsion d’Édouard Herriot, voit son dôme d’ardoises, jamais rénové en plus d’un siècle, entièrement restauré.
Le chantier, engagé par la Ville de Lyon et la SPL Le Service Funéraire, vise à assurer la pérennité de ce monument emblématique du patrimoine funéraire lyonnais. Après un diagnostic complet réalisé en 2024, les travaux ont débuté en mars dernier et doivent s’achever d’ici la fin de l’année pour un montant total de 1,2 million d’euros.
Le programme comprend la reprise complète de la charpente, le remplacement de 16 000 ardoises, la restauration du lanternon, la pose d’un paratonnerre, la réfection des évacuations pluviales et la remise en état des pierres de taille. Les façades feront également l’objet d’un sablage complet.
Cette opération s’inscrit dans une politique globale de la Ville visant à préserver et valoriser son patrimoine funéraire. Elle fait notamment écho à la création du premier carré funéraire naturel de Lyon, au sein du même cimetière. Ce nouvel espace végétalisé, propice à la biodiversité et respectueux de l’environnement, accueille désormais trois zones de recueillement et proposera 140 concessions disponibles dès avril 2026.
Les familles souhaitant y adhérer devront signer une charte d’engagement précisant les conditions d’inhumation et de concession. La Ville de Lyon envisage, à terme, d’étendre ces carrés naturels à l’ensemble de ses cimetières municipaux si cette expérimentation s’avère concluante.