Chic et alléchante sur le papier, la demi-finale de Ligue des champions entre Arsenal et le PSG serait-elle moins élégante côté coulisses ? À cinq jours de l’affrontement entre les têtes d’affiche des capitales française et britannique, les promesses de show ont en tout cas laissé la place à des échanges plutôt chauds entre les deux prétendants à la finale du 31 mai à Munich. La faute, selon le champion de France, au quota de place que les Gunners ont décidé d’accorder aux supporters parisiens mardi soir à l’Emirates.
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Alors que le PSG s’était vu attribuer 3 000 billets pour ses suiveurs à l’occasion du match de poule qui avait opposé les deux équipes le 1er octobre dernier (2-0), il pourrait cette fois ne disposer que de 2 500 places pour ses supporters, comme expliqué par Ici Paris Ile-de-France. Une réduction de 500 places qui a mis le club de la capitale en ébullition ces derniers jours, celui-ci arguant que les motivations londoniennes sont fallacieuses.
Après avoir assuré par mail à leurs homologues parisiens que leurs supporters tricolores disposeraient de 3 000 places le jeudi 17 avril – soit 5 % de la capacité de l’Emirates comme le veut le règlement UEFA – les dirigeants britanniques ont informé Paris le lundi 21 que, pour des raisons de sécurité imposées par la police britannique, la jauge serait finalement abaissée à 2 500 places.
L’UEFA alertée
Une décision qui a provoqué la colère et l’incompréhension dans les rangs d’un PSG.
Ce jeudi, au lendemain du nul (2-2) des Gunners contre Crystal Palace, au cours d’une réunion organisée entre les deux clubs et les autorités locales, Paris a tenté de faire bouger les lignes en rappelant notamment qu’aucun débordement, ni autre incident n’avait été à mettre au débit des supporters parisiens lors des précédents déplacements en Grande-Bretagne, ni lors du premier affrontement entre les deux clubs en octobre, ni à Liverpool et Birmingham ou ailleurs sur la scène européenne.
Pas assez convaincant aux yeux des Londoniens qui, en dépit des règlements UEFA imposant 5 % de la capacité du stade aux supporters adverses, n’ont pas fléchi. Paris, qui a alerté l’UEFA dans l’espoir d’avoir gain de cause, s’est donc contenté de ne mettre à disposition ce jeudi que les 2 500 places qui lui sont pour l’heure attribuées. Si celles-ci sont parties en quelques minutes, on espère au club pouvoir disposer de 500 supplémentaires dans les heures/jours à venir.
Mais en réalité, et c’est ce qui rend le PSG furieux, il a peu de chances d’avoir gain de cause. Bien que des possibilités de recours soient à l’étude, seul l’UEFA apparaît aujourd’hui en mesure d’arbitrer le litige. Mais pas forcément en mesure de le faire basculer côté parisien. Dans le parcage visiteur au Parc des Princes, sous injonction de la préfecture de police de Paris, le club de la capitale se voit en effet, depuis plus de dix ans maintenant, contraint de laisser des rangées de sièges vides pour sécuriser la séparation entre la tribune visiteurs et les supporters parisiens.
Comme c’est le cas pour chaque club adverse, Arsenal se verra ainsi octroyer 1 970 places pour ses supporters à l’occasion de la demi-finale retour le mercredi 7 mai. Soit 4,1 % des 48 000 sièges du Parc des Princes. Exactement le même ratio que les 2 500 billets accordés au PSG dans un Emirates Stadium de 60 000 places…