GRAND RÉCIT – Si David fut l’un des destructeurs les plus acharnés de l’Académie royale, il est, au départ, le pur produit de son enseignement et de sa dynamique d’excellence.

Cet article est issu du Figaro Hors-Série « David, un monde nouveau » , publié à l’occasion de la magistrale exposition « David » au musée du Louvre. Découvrez la vie et l’œuvre du peintre de la Révolution et de l’Empire, dans les tourmentes de l’Histoire.

« David, un monde nouveau »
Le Figaro Hors-Série

Comment naissent les styles ? Est-il question plus ardue en histoire de l’art ? Piège mieux tendu aux simplifications hâtives ? Aller trop vite en besogne, c’est, par exemple, ériger David en antithèse de Boucher, la virilité reconquise des pinceaux en remède contre le libertinage féminin, ou encore le nouveau Poussin en contraire de tout italianisme… À l’égal d’autres appellations canoniques de l’histoire de l’art, le néoclassicisme et son préfixe inquiétant qualifient mal ce qu’ils désignent, cette tendance du goût qui émerge sous Louis XV, et semble culminer, sous Louis XVI, dans l’atelier de David et les corps électrisés du Serment des Horaces. On peut s’étonner que ce terme d’essence péjorative continue à…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 95% à découvrir.

Le Figaro

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous