DÉCRYPTAGE – Paris et Bruxelles peinent encore à encadrer un commerce en ligne qui échappe à toute régulation, alors que 94 % des petits colis chinois se sont révélés non conformes en 2024.
L’implantation imminente de Shein en plein cœur de Paris cristallise les tensions. Mercredi à 13 heures, le géant chinois de la fast fashion ouvrira une boutique au Bazar de l’Hôtel de Ville (BHV), une « première mondiale » qui fait grincer des dents. Des associations de commerçants, de consommateurs et même des membres du gouvernement réclament déjà sa fermeture. En cause : la mauvaise qualité, la dangerosité, et parfois l’illégalité de certains produits vendus sur la plateforme, comme ces poupées à caractère pédopornographique récemment retirées du site. Mais malgré les polémiques, les clients, eux, ne désertent pas les plateformes chinoises.
Cette forte demande alimente une marée de colis qui déferle sur la France et l’Union européenne. Les autorités peinent à la stopper. En 2024, près de 4,2 milliards de paquets de moins de 150 euros ont été importés depuis la Chine sur le marché européen, soit plus de 132 colis par seconde. À l’échelle française, le patron de La Poste, Philippe…
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