Jugée par le tribunal correctionnel de Toulon lundi dernier, la femme de 43 ans a écopé de 500 euros d’amende avec sursis et d’une obligation à suivre un stage de responsabilité parentale.

«Prends un pyjama, ton doudou et dégage chez ta tante !» Ces mots, rapportés par Var Matin , sont signés d’une mère célibataire de 43 ans, jugée lundi dernier pour «soustraction d’un parent à ses obligations légales compromettant la sécurité d’un enfant» par le tribunal correctionnel de Toulon.

Le 14 février 2024, celle-ci aurait complètement perdu les pédales après une énième crise de son fils de 9 ans, diagnostiqué d’un déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) depuis, jusqu’à lui ordonner de quitter le foyer. Avec quelques affaires en main, l’enfant s’est exécuté pour rallier le domicile de sa tante à pied 500 mètres plus loin.


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Retrouvé par des policiers municipaux

«J’ai l’habitude d’aller chez ma tata, mais c’était la première fois tout seul», confiera-t-il plus tard aux enquêteurs. Arrivé sur place, l’enfant trouve porte close malgré les messages de la mère à sa sœur pour la prévenir de l’arrivée de son neveu. Il sera finalement trouvé par des policiers municipaux esseulé, assis et sanglotant au pied d’un immeuble du centre ancien de Toulon.

Un «pétage de câble» selon l’expression de la tante de l’enfant qui coûtera finalement à cette mère isolée et dépressive une amende de 500 euros avec sursis et une obligation de suivre un stage de responsabilité parentale. Un juge des enfants a également ordonné une mesure d’assistance éducative.

«Qui est l’adulte, Madame ?»

À la barre, l’accusée a tenté de se justifier tant bien que mal sur ses agissements, sans avocat. «C’est parti d’une crise qu’il a faite, il n’arrêtait pas de me demander l’heure et c’est parti crescendo», a-t-elle d’abord déroulé. «Ce que j’ai fait c’est mal… J’ai reconnu les faits et lui aussi reconnaît qu’il a fait une erreur.»

«Mais qui est l’adulte, Madame ?», interroge la présidente de l’audience. «Moi-même, sans rentrer dans les détails, j’ai subi plus que lui», rétorque la quadragénaire sans vraiment convaincre. «Je suis soucieuse de sa santé et de son bien-être, je ferai tout ce qu’il faut pour qu’il soit épanoui», assurera-t-elle finalement au tribunal correctionnel.