«L’Eglise ne doit jamais renoncer à la culture, même si l’engagement dans le monde de la culture aujourd’hui semble exiger un plus grand effort de réflexion et de discernement. La culture est pourtant une composante profonde de notre nature humaine, assumée et rachetée par le Verbe incarné, Jésus-Christ». L’auteur de ces mots est Mgr Gintaras Grušas, archevêque de Vilnius, qui a introduit, le 28 octobre à Turin, les deux journées de travaux des évêques et directeurs nationaux responsables de la culture au sein du Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE), dont il est le président. Lors de la séance inaugurale, le haut prélat a invité les participants à redécouvrir le rapport entre foi et culture dans l’Europe d’aujourd’hui, marquée par la sécularisation et le pluralisme culturel, un contexte que les chrétiens doivent appréhender en gardant à l’esprit leur authentique mission d’évangélisation. L’Evangile, a assuré Mgr Grušas, est encore aujourd’hui capable d’enrichir la culture contemporaine, en encourageant une culture de paix, de vie et de charité.
Le discours suivant, qui portait sur le thème de «La culture comme outil d’évangélisation», a été prononcé par Mgr Jesús Sanz Montes, archevêque d’Oviedo et responsable de la section culture du CCEE. Dans son allocution, le haut prélat espagnol a mis en évidence le lien profond qui unit le christianisme et la culture européenne, insistant sur le fait que l’évangélisation et la culture sont des réalités indissociables. L’Evangile, en effet, transforme la culture et, en même temps, la culture chrétienne enrichit la société. Mgr Sanz Montes a rappelé les défis qui menacent aujourd’hui l’identité chrétienne de l’Europe, invitant à redécouvrir la force de la pensée et de la beauté chrétiennes comme réponse culturelle et morale pour l’Europe contemporaine.
La rencontre de Turin n’était qu’un des nombreux événements du calendrier du Conseil des Conférences épiscopales européennes pour cet automne. Du 4 au 6 novembre, en effet, à Rome, se tiendra la réunion du Comité conjoint regroupant des représentants du CCEE et de la Conférence des Eglises européennes (CEC). A cette occasion, le 5 novembre à l’abbaye des Trois Fontaines, les participants signeront une version mise à jour de la Charta œcumenica que le CECC et la CEC avaient signée en 2001 — marquant à cette occasion une étape importante dans l’œcuménisme sur le Vieux continent — en signe de l’engagement commun des chrétiens d’Europe en faveur de l’unité, du dialogue et de la coopération.