Une poupée sexuelle, vendue par la plate-forme Shein, a été interceptée dans un colis lundi dans les Bouches-du-Rhône, a appris Le Parisien.
Dans un contexte de vigilance accrue depuis que le scandale de ces poupées pédopornographiques a éclaté, la semaine dernière, le personnel du dépôt par lequel transitait ce paquet a repéré un « colis assez lourd, volumineux et en partie ouvert ». À l’intérieur, les employés ont découvert une poupée en silicone, à l’image d’une préadolescente mesurant 1m30.
La poupée saisie
Cette découverte a aussitôt été signalée à la Brigade territoriale de Gardanne, et le destinataire, demeurant à Bouc-Bel-Air, a été identifié.
Selon nos informations, la poupée a été saisie et le parquet d’Aix-en-Provence a ouvert une enquête en flagrance pour « importation, tentative acquisition et tentative de détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique ».
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Le destinataire, un homme de 56 ans, déjà condamné pour des affaires de mœurs, a été interpellé et placé en garde à vue. Une perquisition a été réalisée à son domicile, son matériel informatique a été saisi et est en cours d’analyse.
L’homme va être déféré.
Le géant asiatique de la vente en ligne Shein, qui ouvre ce mercredi son magasin parisien au BHV, sera auditionné sous quinze jours à l’Assemblée par la mission d’information sur les contrôles des produits importés en France, après la révélation du scandale des poupées sexuelles enfantines. Ces objets pédopornographiques, vendus sur la plate-forme chinoise, font l’objet d’un signalement de la répression des fraudes.
« Nous serons en totale transparence avec la justice », a assuré ce mardi, le porte-parole de Shein France, Quentin Ruffat. Interrogé à propos des clients qui ont acheté ces poupées, et sur la possibilité que Shein donne leur nom aux enquêteurs, il a assuré : « Si on nous demande une telle chose, nous collaborerons à 100 %. Nous répondrons à l’ensemble des questions qu’on nous posera ».
Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance, déclarait, elle, qu’« aller chercher ceux qui ont acheté ces poupées aujourd’hui dans notre territoire est une obligation pour aller protéger et contrôler l’état des enfants qui sont dans leur entourage proche ».